‹ L'Algérie romaineChapitre 105 sur 174 · Inscriptions de V Algérie^ n · texte numérisé non relu

Inscriptions de V Algérie^ n

2. Voir dans le même recueil, n*» 1505, une inscription relative ao môme personnage : c'est un monument que lui élèvent les habitants àt la colonie de Thamugas, dont il est le patron.

l'administration des provinces 199

exceptionnelle, dont il n'y a guère d'autre exemple, le titre de consul, le plus élevé de tous, qui, dans les inscriptions semblables, termine et clôt ordinairement la liste des honneurs, l'ouvre au contraire dans celle-ci et suit immédiatement le nom du personnage ; il est probable qu'au moment où a été élevé le monument, Martialianus était dans l'exercice même du consulat et en possession des faisceaux, et que les auteurs de la dédicace ont tenu à mettre en pleine lumière cette flatteuse circonstance.

L'inscription passe sous silence quelques emplois de début et comme préparatoires, qui se trouvaient au seuil de la vie politique et ouvraient en quelque sorte la carrière. Elle nous montre tout d'abord Martialianus questeur de la province d'Asie, c'est-à-dire âgé d'environ vingt-cinq ans, car c'était là la limite d'âge de cette magistrature, puis tribun du peuple ; à la questure succédaient, en effet, l'un et l'autre placés au même rang dans la hiérarchie, le tribunat ou l'édilité. Il n'exerce point d'autres fonctions jusqu'à ce qu'il ait atteint l'âge de la préture ; il a trente ans : il est nommé préteur. Il lui faudra maintenant attendre dix années pour avoir le droit de prétendre au gouvernement de quelque province prétorienne et de prendre part aux chances du tirage au sort qui se fait annuellement de ces provinces. Mais ce long délai ne le laisse point inoccupé : il remplit quelquesunes des fonctions que l'on exerçait dans l'intervalle des dignités proprement dites. C'est ainsi qu'il est chargé de l'inspection générale des finances, du contrôle de la gestion et des comptes de. quelques colonies et municipes \ puis de

1. M. G. Boissier a fait vivement ressortir à diverses reprises les services que rendait aux provinces la vigilance impériale; il cite à ce propos cette précieuse et si honorable correspondance de Pline le Jeune et de Trajan; et il ajoute cette remarque que les provinciaux se trouvèrent presque trop bien de cette tutelle du prince et de ce bienfaisant patronage. « Une fois, dit-il, qu'ils eurent goûté les fruits heureux de cette intervention des empereurs dans leurs affaires, ils ne voulurent plus s'en passer. Les villes libres ou municipales, qui, jusqu'au

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