Légat impérial, par conséquent légat de Numidie
2. La Narbouaise n'était qu'une province prétorienne; mais tous les gouverneurs des provinces sénatoriales, qu'ils eussent été consuls oa non, portaient le titre de* proconsuls.
3. Les fils des sénateurs formaient une classe intermédiaire entre l'ordre sénatorial et l'ordre équestre. Us étaient associés à une partie des prérogatives de leurs pères, portaient dès l'âge de 17 ans le laticlave avec le brodequin noir, assistaient aux séances du Sénat, et, leif stage militaire achevé, obtenaient, à Rome, une des charges du vigifltivirat : triumviri capitales, triumvvri monetaleSf quattuorviri fiarw* curandarum et decemviri stlitibus judicandis; il fallait avoir an moins 22 ans (PI., Epist,, X, 83) pour y arriver. Ces charges du vigintivirat étaient moins une magistrature, honos, que ce qui est appelé au Digeste (L, 16, 239, 3) un munus, ou obligation personnelle. Mais encore ces fonctions initiaient-elles ces jeunes hommes aux affaires publiques, et elles leur facilitaient l'accès de la questure, par où l'on entrait au sénat. (Dion, L1V,26, et L. Renier, Mel d'Épigr.,p. 203-214.) — Les fils des sénateurs arrivaient de plein droit au tribunat légionnaire et aux préfec-
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romains : L. Novius a été d'abord tout cela ! Quelle variété de fonctions! Quel fécond emploi de la jeunesse, quelle préparation de Tâge mûr! Quel encouragement au talent, quel stimulant des ambitions légitimes! Quelle garantie pour la chose publique * I
Et ce ne sont point là du tout des carrières exceptionnelles, ni particulièrement laborieuses : il y en a de beaucoup plus remplies. Toutes les existences politiques devaient passer régulièrement par cette lente filière d'emplois et s'avancer d'un pas égal sur cette route échelonnée d'honneurs. Les dispenses étaient fort rares : des traditions sévères et des règles certaines fixaient la limite d'âge de chaque magistrature, et les diverses conditions auxquelles on pouvait l'obtenir; et la faveur des princes respectait le plus souvejit ces lois salutaires. Tout consul pouvait donc léguer à ses fils un pareil tableau d'avancement : tout gouverneur d'une
tares de cavalerie : ils sont tribuni majores. Tribunus major, dit Végèce (II, 7), per epistolam sacram imperatoris judicio destinatur, minor tribunus provenu ex labore. On voit le mal ; Hadrien s'en était ému : il avait déclaré qu'il ne nommerait plus de tribun imberbe ; nec tribunum nisi plena barba facereti
Claude régla ainsi l'avancement militaire des chevaliers : cohors, ala^ tribunatus legionis (Suétone, Claud, , 25). Une cohorte, comptant 600 hommes, répondait presque à un de nos bataillons. C'était donc par nn commandement considérable que les chevaliers débutaient; mais ce commandement était souvent plus nominal que réel. A 25 ans, ces tribuni militum honores petituri^ comme Pline {Epist., VI, 31) les appelle, sollicitaient la questure (Orelli, 3714 ; quœstor designatus annorum XXIV)^ ensuite l'édilité ou le tribunal, et à 30 ans la préture. — A l'armée, les chevaliers ne formaient plus la cavalerie des légions, principalement fournie par les alliés ; mais on conservait à Rome, pour les solennités, les six compagnies d'ordonnance^ équités equo publico, dont l'empereur faisait chaque année la revue et où il plaçait les plus distingués parmi la jeune noblesse. Chacune de ces compagnies était commandée par un sévir. (D'après V. Duruy.)
1. « 11 s'agissait, dans les mœurs romaines, non de préparer un homme pour tel ou tel emploi, mais de l'élever pour son pays, et dès lors de développer en lui toutes les qualités, tous les talents que son pays lui demanderait un jour. C'est par là qu'à Rome l'éducation du citoyen était si variée et si féconde... Toutes les forces de l'esprit étaient tendues k la fois... c'était la vie active même. » (D. Nisard.)
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grande province pouvait transmettre à la postérité, sur la plaque de marbre étemelle, le souvenir de ces glorieuses étapes.
Ainsi, le fait caractéristique des institutions romaines était de former des hommes capables de toutes les fonctions, de les exercer aux luttes du forum comme à celles du champ de bataille, de les rompre à toutes les difficultés de la politique et de l'administration. L'expérience des choses militaires, la science des lois civiles et des rites religieux, l'aptitude aux ({uestions de finances, l'art de la parole, le talent de commander une armée ou de diriger une fiotte, d'administrer h ville ou de gouverner une province : Rome exigeait, Rome obtint longtemps tout cela de ceux qui convoitaient ses honneurs.
Il n'était pas jusqu'à la vie privée, jusqu'à l'éducation domestique, qui ne fût, surtout qui n'eût été, dans toute la belle partie de l'existence du peuple romain, le prélude et l'apprentissage de la vie publique. On connaît les regrets éloquents de l'un des personnages du Dialogue sur les orateurs S rappelant avec émotion celte austère et sage dis* cipline qui présidait dans le bon vieux temps à l'éducation des enfants, qui ne faisait voir à leurs yeux, entendre à leurs oreilles, ne donnait en pâture à leurs âmes innocentes et droites que du vrai, du bien et du beau. M. Mommsen remarque avec raison que ces habitudes d'obéissance et de subordination respectueuse que l'enfant prenait dans la famille, il les portait ensuite dans l'armée et les conservait dans la vie publique; or il est permis de penser, malgré les couleurs un peu sombres dont le Dialogue charge les mœurs contemporaines, l'indifférence de la jeunesse et la légèreté des parents, que ces exemples séculaires et ces principes bienfaisants ne disparurent jamais de la société romaine *.