RÉGIME RÉPUBLICAIN
contre la violence, la brigue et la vénalité *. » Tout change, le jour où Tempereur, investi de la puissance proconsulaiw perpétuelle, devient par là le centre de toute radministnlion extérieure et le souverain réel des provinces *.
a L'organisation des provinces, sous l'autorité supérieure du prince, était l'avènement d'une grande chose : Tordre administratif, que les Grecs n'avaient point connu, cpieli république avait fort mal pratiqué et dont les nations modernes ont hérité de l'empire.
€ Les Verrines nous ont montré ce que pouvait Atre, dans le dernier siècle de la république, un gouverneur de province. Avec l'empire, leur condition changea. Autrefois chaque province voyait arriver tous les ans un nouveau maître, qui, pressé de retourner au milieu des plaisirs de Rome, se hâtait de faire fortune et de remonter sa maison aux dépens de ses administrés. Celui qui avait le plus indignement pillé revenait, la tête haute, s'asseoir au sénat en face d'hommes qui , semblables à lui , ne lui demandaient compte que de l'obéissance des sujets. Pour les rapines et les violences, rarement en parlait-on. Les provinciaux n'étaient-ils pas des vaincus? Mais, aujourd'hui que l'empire est devenu le domaine d'un homme, cette propriété sera mieux régie ; par esprit de justice? Sans doute, mais surtout par intérêt. Après un choix habile et une surveillance étroite, la meilleure chance d'une bonne gestion était dans la longue durée des fonctions : laisser vieillir dans les charges sera une des maximes les mieux suivies de l'administration impériale.
« Les gouverneurs , tombés au rang de simples agents d'un pouvoir soupçonneux et redoutable, voient donc maintenant la menace suspendue sur leur tête; et, dans les rescrils du prince, ils lisent formulés en lois les conseils que