‹ L'Algérie romaineChapitre 139 sur 174 · Dig.^ De offidii procos · texte numérisé non relu

Dig.^ De offidii procos

du légat de Numidie. Car ce ne pouvait être qu*à la place e^ au nom du légat, et par une délégation de ses pouvoirs, qu'un magistrat de Cirta rendait la justice en Numidie, comme c'était au nom et par délégation du proconsul que son questeur la rendait dans la province d'Afrique.

Cette conjecture heureuse est absolument confirmée, ce me semble, par plusieurs inscriptions algériennes. Que serait, ce Quintus Fulvius Faustus, préfet des colonies cirtéennes, triumvir, édile revêtu des attributions de la questure, œdilis quœstoriciœ potestatis, si ce n'est un de ces substituts judiciaires du légat impérial * ? Et n'est-ce pas encore un de ces questeurs de Numidie qui a élevé à Philippeville ces deux belles inscriptions jumelles, gravées sur un dé de piédestal en marbre blanc, et trouvées dans les ruines de la basilique du forum ^? Sextus Otacilius Restitutus s'y intitule triumvir, édile chargé des fonctions de questeur du légat, et c'est en l'honneur de son édilité qu'il fait à Philippeville les largesses dont la double inscription nous a conservé le souvenir. Sçxtus Otacilius porte le même titre que Quintus Faustus : triumvir, œdïlis quœstoriœ potestatis. ,

n n'y avait de questeurs que dans les provinces du sénat : in provincias Cœsaris omnino quœstores non mittuntur ^. Les fonctions de ces magistrats étaient exercées, dans les provinces impériales, par un procurateur de l'empereur *. Or, d'une part, la Numidie n'était pas encore, à proprement parler, une province impériale distincte ; et, de l'autre, les agents du proconsul ne pouvaient point y pénétrer. U fallait donc, à une situation exceptionnelle, à une organisation anormale, des fonctionnaires spéciaux et extraordinaires : on imagina ces questeurs du légat, que les inscriptions décorent

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