Corpus, passim. Voir la notice de Wilmanns, p
3. Une inscription de Girta (7030) mentionne une Hotte africaîDe, classis novœ Libycœ trierchus, mais sans déterminer où elle stationnait. Il n'y a point d'indices certains de la présence de vaisseaux de guerre sur les rivages et dans les ports numides. D'autre part, oa voit à Bougie des soldats de la flotte, classici milites, chargés de quelque ouvrage d'utilité publique (2728) * ; de plus, on a retrouvé sur des inscriptions de Csesarea la mention d'emplois ou de grades qui appartiennent à la marine, tels que prœpositus classibus (9363), scriba classis, trierarchus (9379, 9392). il est permis de conclure de là que la flotte d'Afrique était sous les ordres du procurateur de la Maurétanie Césarienne.  moins que, en prenant au sens strict le mot de classis libyen, on ne suppose deux flottes distinctes ou deux escadres, l'une croisant dans la mer Libyque proprement dite, c'est-à-dire le long des côtes de la Numidie et de la province proconsulaire, l'autre chargée de garder les parages maurétaniens.
* Le hasard fait que l'inscription de Lambèse où est mentionné cet ouvrage vient d'être récemment citée dans une séance de l'Académie des inscriptioos. 11 s'agit d'un tunnel qui existe encore et qui a été retrouvé à Bougie. Il avait
Les écrivains anciens vantaient une si brillante capitale ; Mêla, Pline, Ptolémée, Ammien, Procope en ont célébré à Tenvi Téclat, la beauté, le renom. Les inscriptions confirment ces témoignages des lettres et de Thistoire; et cela non pas seulement par le nombre des monuments, par les indications qu'ils donnent et les détails qu'ils font connaître, ne fût-ce que sur le luxe et les délicatesses, sur toute cette opulence de la vie publique et privée. Mais la matière même où sont gravés ces documents, je veux dire ce beau marbre blanc qui remplace à Câesarea la pierre grossière dont ailleurs on se contentait, est une sorte de preuve encore de cette recherche et de cette richesse. Il est à remarquer également que les statues de marbre, les bas-reliefs, les figures ou les ornements qui survivent dans ces ruines surpassent de beaucoup par Tart, par le goût, par l'exécution, tous les morceaux de ce genre qui ont été trouvés dans les autres parties de l'Afrique.
Plus tard, l'Eglise de Césarée conserva parmi les Eglises africaines ce lustre et cette préséance; son évêque porta le titre de métropolitain ^ Enfin Césarée eut l'honneur, en Tannée 418 , qu'Augustin vînt se faire entendre dans sa plus importante basilique et lutter de sa pénétrante parole contre un évéque, Emeritus, qui avait embrassé la cause de Donat *.
Vers la fin du nre siècle, les Maures profitèrent de la révolte de Firmus pour piller et pour incendier l'opulente ville de Juba : le duc Théodose essaya de réparer ce désastre et de restaurer la belle cité ^. Elle échappa à l'invasion vandale,