Amm. Marc, 29, 5, 18,42. Cf. Symmachus, ep. I
été entrepris, sur les plans d'un ingénieur romain, par des ouvriers africains aidés des matelots de la flotte. Les ouvriers ayant commencé le tunnel à la fois par les deux extrémités, s'aperçurent au bout d*un certain temps que les deux tronçons avaient été mal dirigés et ne se rencontraient pas. On dut rappeler l'ingénieur, qui accourut, fit reprendre les travaux sous sa direction immédiate, et acheva le tunne).
278 Li PROCONSUL D AFRIQUE
mais pour retomber sous le joug des Maures, el elle leur obéissait, lorsque, en Tan 533, Bélisaire mit le pied en Afrique. Quelque temps après, le comte Jean, à la tête d'une escadre, avait repris Caesarea '.
Tingi est beaucoup moins célèbre. Cette lointaine Tingi prétait à la légende et aux origines fabuleuses; elle passait pour devoir sa naissance à Antée, qui y était enseveli, ou encore à un fils d'Hercule et de Tingis, une épouse d'Ântée. Ce qui est sûr, c'est que, de toute antiquité, elle fut comme la capitale de ces régions barbares et la résidence de leurs rois. Elle était encore sous l'autorité de la dynastie indigène quand Octave lui accorda le droit de cité romaine ^. Claude en fit une colonie. Quand les rois berbères disparurent, elle demeura ville capitale de la province romaine qui prit son nom, et devint la résidence du procurateur'. C'est tout^ qu'on sait de ses annales.
Trois inscriptions seulement ont subsisté dans ses ruines. L'une d'elles est fort intéressante ; c'est le cursus honorum d'un vaillant officier de Trajan, devenu, entre autres dignités de sa carrière assez brillante, gouverneur de la province de Maurétanie Tingitane, avec la situation exceptionneUe de procurateur faisant fonctions et ayant titre de légat, procu' ratorpro légat o *.
Les limites qui séparaient le pays numide et le pays maure peuvent se déterminer avec une certaine précision par la nomenclature des divisions ecclésiastiques et les listes des évêchés, en même temps que par les inscriptions où figure le nom des légats qui gouvernaient la province impériale. De même que les inscriptions de la province d'Afrique qui portent le nom du proconsul, échelonnées du nord au sud-est, indiquent et font suivre à la trace les frontières des deux