‹ L'Algérie romaineChapitre 151 sur 174 · UUt · texte numérisé non relu

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sont les inscriptions encore qui font connaître quelle était la répartition, quel fut le mode de disposition des différents corps et, comme nous dirions aujourd'hui, des différentes armes sur toute l'étendue de ce vaste territoire; elles nous révèlent de la façon la plus intéressante comme l'idée générale et comme la méthode qui présidaient à l'organisation militaire de cet immense empire africain. Oi;, sinon de très bonne heure, du moins après la date que je viens de relever dans Tacite, voici le système d'occupation et le plan de défense qui semblent avoir prévalu. La NumSie, apparemment moins menacée, plus tranquille, plus resserrée surtout et protégée d'ailleurs par sa légion fidèle et le double camp que la légion ainsi que les troupes auxiliaires occupaient à Lambèse, comptait dans son armée un grand nombre de fantassins et plus de bataillons que d'escadrons. Au contraire, en Maurétanie. c'est la cavalerie qui domine, et les ailes dépassent les cohortes. On y a placé de préférence les escadrons rapides des éclaireurs de Pomarium, les cavaliers fameux de la Thrace et des Parthes, les Gétules insaisissables, les Maures habiles aux razzias et prompts aux coups de main. L'infanterie elle-même est choisie dans la troupe la plus légère : ce sont les Musulans, ces peuplades alertes des confins du désert, les bataillons des Sardes, les archers de Palmyre *. C'est le pays des colonnes volantes, des marches et des pointes, des poursuites et des reconnaissances.

Dioclétien modifia l'organisation militaire de l'Afrique, comme il le fit pour tout l'empire ; le comte d'Afrique devint le premier personnage militaire , et son commandement s'étendit jusque sur les provinces 4e Sétif et de Césarée. Le gouverneur de la Maurétanie Césarienne paraît n'avoir conservé sous ses ordres que des troupes peu considérables, quelques officiers des confins ' et quelques places d'armes.

1. I. A. 3749, sq. 3896, 3893, 3934, 3734, sq. ; 3579, |ïamm; 2971, 1647, 2859, 3737, 1638, 1639.

2. Prœpositi Hmitum Columnatensis, VidensiSj inferioris, Fortensisj

La Tingitane était, pour l'organisation militaire comme pour Tadministration civile, entièrement séparée des autres provinces de l'Afrique. Les troupes, ailes et cohortes, qui y stationnaient, — elle n'avait point de troupes des confins, — étaient sous les ordres du comte de Tingitane.

Jus^nien plaça à la tête de la Césarienne un duc qui résidait à Caesarea ; un tribun suffit dans la Tingitane. La vie ei la puissance romaines se retiraient de ces lointaines contrées.

Pourtant le pays maure resta le dernier soumis, d'ailleurs de nom seulement, à l'autorité' de Tempereur. Tripoli avait succombé sous le flot de Tinvasion arabe dès l'année 644; Carthagé fut prise en 698; Tingi ne fut occupée qu'en l'an 714. La dernière inscription datée de l'ère maurétanienne est de Tan 661 ; ^Ue a été trouvée à Pomartum, l'ancienne garnison d'une aile de cavaliers éclaireurs, ala exploratorum Pomanensium^ la moderne ville de Tlemcen.

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Diis manibus sacrum. Lucius Fabadduar? Vixit atinis septuaginta oclo. Filius fecit domum eternalem, anno provinci» sexcentesimo decimo secundo ^é

Muticitani, Audiensis, CaputcellensiSf Auguslensis (Not. 20). Encore ia Notitia attribue-t-elle ailleurs (25) trois de ces commandements au comte d'Afrique.

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