‹ L'Algérie romaineChapitre 154 sur 174 · il., 1479. G. 2355; a · texte numérisé non relu

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LE PRJESES 293

Ex auclorilate Iinperatoris Gaesaris Traiani Hadriani Au* gusti, pontes viœ novœ Rusicadensis res publica Cirtensium sua pecunia fecit, Sexto lulio Majore îegato Augusti legionis tertix Augustas, pro praetore ^

Trois autres légats du môme empereur, P. Cassius Secun^ dus, P. Metilius, Q. Fabius Gatullinus figurent, sur des monuments de Lambèse et de Thamugas, comme légats du prince, propréteurs *.

Sous Ântonin, les témoignages abondent : les noms de légats ne se comptent point, non plus que les grands ouvrages d'utilité publique ni les beaux monuments où, pendant les loisirs que leur laisse la répression périodique non pas tant des insurrections indigènes que des incursions et des ravages des nomades insoumis du sud, les gouverneurs emploient si glorieusement la multiple industrie de leurs troupes.

G. Prastina Messalinus, M. Valerius Ëtruscus dédient, comme si souvent, des monuments qu'élève, en l'honneur de l'empereur régnant, tantôt la fidélité collective d'une légion ou d'une cohorte, tantôt la reconnaissance personnelle d'un centurion, d'un sous-officier, d'un soldat ^. L. Matuccius Fuscinus capte les sources d'Âïn-Drinn auprès de Lambèse, les réunit et les amène dans la ville, puis, pour célébrer ce bienfait, il élève un temple à Neptune, le dieu des eaux. Le même légat, un peu dévot peut-être, ou bien simplement amateur de beaux édifices décoratifs, répare un autre temple élevé par ses prédécesseurs à Isis et à Sérapis; il l'agrandit d'un pronaos orné de colonnes dont il supporte la dépense, et associe sa femme Volteia Gomificia ainsi que Matuccia Fuscina, sa fille, à cette œuvre monumentale, à laquelle il emploie encore les bras infatigables des soldats de la 3* légion ^.

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D. Fonteius Frontinianus Lucius Stertinius Rufinus, un de ces personnages riches de noms, suivant la mode de cette époque, figure, comme légat impérial propréteur ^ sur la dédicace d'un monument trouvé au forum de Yerecunda et daté de la 23« puissance tribunicienne d'Antonin, consul pour la quatrième fois, imperator pour la seconde^. Une antre inscription nous le montre, à Diana, faisant à la victoire des empereurs hommage d'un autel, legs pieux d'un flamine perpétuel, dont s'acquitte un autre flamine. Enfin, à Gonstan* tine, où il est naturel, en effet, que la circulation ait toujours été malaisée, le même actif et distingué administra^ teur élargit une rue aussi incommode aux voitures qu'aux piétons, la garnit de trottoirs et, par des travaux de déblaie* ment, facilite l'accès du forum '.

Souvent aussi, le légat recevait à son tour l'hommage d'un de ces monuments, d'une de ces inscriptions commémoratives où la reconnaissance affectueuse, parfois la flatterie humble et intéressée des administrés célébraient les vertus et la gloire de leur tout-puissant gouverneur. Voici une dédicace fort curieuse par les magistratures locales qu'elle énu* mère, et que semblent avoir inspirée et les mérites réels d'un 'gouverneur irréprochable, prœses imiocentissimus, et de sincères sentiments de gratitude pour un patron considérable, dont une attention délicate a pris soin en même temps de rappeler, en passant, le père :

MVALERIOMAXI MI AN M V ALER l MAXIMIANI "Q^- SAGERDOTALISFIL PONTIFCOLONIAE PETOVIONENSÏVM LEG-AVG-PRPRCV

2. Voir, sur ce personnage considérable, I. A.j 29, 32, 1412, 1413, ,1414; 1526; 1719, 1720, 1722; 2307 ; 4139,

GGSDESINNOCENT PRAESIDI- PATRON AQVILIRESTVTVSFL PPAEDILIIVIRVIIVIR QVINQPRAEFIDPRO IIVIRISETMARCIA NVSAVGVRAEDIL IIVIRVSVAPEGFEC IDEMQ-DEDIG

Marco Valorio Maximiano, Marci Valeril Maximiani, quinquennalis, sacerdotal is, filio, pontiflei colonise Petovionensium, legato Augusti pro prœtore, clarissimo viro, consuli designato, innocentissimo prœsidi, patrono,

Aquilii Restutus, flamen perpetuus, œdilis, duumvirum, duumvir quinquennalis, praefectus juri dicundo pro duumviris, et Marcianus, augur, œdilis, dmimvinim, sua pecunia feceruni iidemque dedicaverunt *.

Devenu consul, probablement Tannée suivante, le même grand personnage élève, dans le temple d'Esculape, à Lambèse, peut-être par reconnaissance et en manière d'ex-voto, un autel au génie du lieu, Jupiter depulsor^ et il joint, sur ce monument, son titre militaire à son titre civil, mettant ainsi, apparemment, plus de cérémonie et de solennité dans Thom* mage qu'il adresse aux dieux ^.

Ailleurs, sur un monument de même date, un piédestal trouvé au forum de Lambèse, Yalerius Maximianus figure également comme légat du prince, propréteur, chargé du commandement de la 3® légion : c'est un fidèle centurion de notre légion africaine, attaché comme strator à la personne même du légat, qui a voulu probablement célébrer par cette dédicace le consulat de son général. Il est tout naturel qu'un soldat, en rappelant les titres de celui qu'il appelle le plus rare des gouverneurs, /wajsirft rarissimoy n'ait pas omis de mentionner son commandement militaire '.

i. L A. 1718; G. 4600. a. bull. corr. Afr. I, p. 12.

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