‹ L'Algérie romaineChapitre 165 sur 174 · L. Renier ; d'Avezac, Afr. anc · texte numérisé non relu

L. Renier ; d'Avezac, Afr. anc

(le prés et dont je me suis aidé pour cette revue rétrospective, les insurrections africaines, Tordre et le calme une fois rétablis, étaient de nouvelles raisons et des occasions naturelles à fonder ou à développer ces colonies que Cicéron appelait dans son beau langage ces boulevards de l'empire, cett« propagande de la civilisation romaine. Les confiscations, les séquestres et cette nécessité de s'étendre qui semble être la loi des grandes possessions coloniales, ouvraient successivement des horizons plus larges aux progrés et aux développements de la population européenne. Dés les premières années de son règne, dès Tannée 139, si Ton s'en rapporte aux médailles S Antonin eut à réprimer, lui aussi, un soulèvement général des Maures. < Les Maures, dit assez obscurément Pausanias, la plus considérable peuplade des Libyens indépendants, nomades comme les Scytbes, sont bien plus difficiles à vaincre ; ils voyagent à cbeval, eux et leurs femmes, et non sur des cbariots. Ântonin, les ayant chassés de toute la partie de TAfrique soumise aux Romains, les repoussa aux extrémités de la Libye, dans le mont Atlas et sur les peuples voisins de cette chaîne ^. » La lutte semble avoir été longue et laborieuse, puisqu'elle ne se termina qu'en 166, sous le règne de Marc-Aurèle ; et le théâtre où se propagea l'insurrection fut immense, si Ton comprend bien un texte peu précis de Jules Capitolin, qui, dans sa biographie de Marc-Aurèle, nous montre les Maures révoltés ravageant jusqu'aux Ëspagnes '. Ainsi, ni les garnisons romaines qui occupaient le littoral, ni le détroit de Gadés n'auraient empêché les hordes africaines de prendre l'offensive et de pousser leurs incursions en Europe ! A moins de supposer, avec plus de vraisemblance, non point une. invasion au cœur même du pays,

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