‹ L'Algérie romaineChapitre 167 sur 174 · Am. Thierry, livre II, ch · texte numérisé non relu

Am. Thierry, livre II, ch

3. Voir, entre autres, une belle inscription de Cirta (/. A, 1832). Voir également^ dans le premier fascicule du bulletin de correspondance africaine, une borne milliaire trouvée non loin de Médéa, datée de 198, et qui contribue à nous attester Timpulsion que Septime Sévère donna aux travaux de colonisation dans la Maurétanie Césarienne. « L'Afrique dut beaucoup au grand empereur africain qui ne parvint jamais k bien prononcer la langue latine. Aussi, cette même année, tandis que les villes de Numidie célébraient, comme Diana^ sa victoire sur les Parthes, Auzia gravait une fort belle dédicace en son honneur, et Sitiûs, colonie de Nerva, inscrivait son nom sur ses milliaires. /. A, 1727, 3557. C* 10337. » Masqueray. — Ab Affis ut deus habetur : Spart. XllI.

blable que ce fut lui qui, pour des raisons politiques que nous ne faisons guère qu^entrevoir, mais que nous avons tout lieu de croire bienveillantes, sépara officiellement la Numidie de la province d'Afrique, fit cesser la vieille anomalie primitive et y substitua l'organisation régulière de deux gouvernements distincts, une légation impériale et un proconsulat sénatorial formellement séparés et indépendants l'un de l'autre ^

Avec l'apparition de la province de Numidie dans l'histoire se découvre naturellement sur les monuments épigraphiques un titre nouveau pour le l^t qui en est le gouverneur. On connaît la célèbre inscription de Yelletri, l'épitapbe bilingue de Sextus Yarius Marcellus, le mari de Julia Soemias Bassiana, le père d'Ëlagabale; Sextus Yarius y porte entre autres titres celui de legato legtonis tertùe Augtatss^ prœsidi provincùe Numidiœ, dont voici la traduction grecque : i^yefiLOvt Xtytttû^toç y Auyouotyiç apÇotvri ETuap^eiou Nouai-

Staç. Eh ! bien, ce sera là, désormais, le titre officiel que prendra le gouverneur de Numidie, légat de la légion 3* Augusta '.

En effet le légat gouverneur conserve le commandement personnel de la vieille légion; et, de ce chef, sur certains monuments dont le caractère et l'intention sont le plus souvent militaires, il figure, comme par le passé, revêtu seulement de sa fonction et de sa dignité militaires : legatus Augusti pr, pr. legtonis tertm Augusfse. Ainsi, l'un des l^ts d'Alexandre Sévère, C. Julius Junianus Martialianus, portera, dans une inscription de Ck)nstantine, le nom de kgatus legioms III Augustse Severianœ Alexandrianœ '. Mais

1 . « Septime Sévère qui, dans mainte qneslioii administratWe, eat le grand mérite de détroire les équivoques et de régulariser en droit ce qni existait en fait depuis longtemps, « mit fin à nne situation ambiguë. — De Ceuleneer : ibid,

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