‹ L'Algérie romaineChapitre 169 sur 174 · Ibid · texte numérisé non relu

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verneur prœses de la Maurëtanie Tingitane, avant de passer, au même titre, à la tête de la GësarienDe ^

Au temps d'Alexandre Sévère, c'était là une habilode prise, favorisée d'ailleurs par une pratique administrative j qu'adopta volontiers ce prince, si modéré dans l'exercice de sa puissance, si respectueux de l'autorité du Sénat. On sait qu'il envoya souvent dans les pro\inces impériales, au lieu d'un légal propréteur, un procurateur gouverneur, procurator prœses, c'est-à-dire un fonctionnaire qui n'était point de rang sénatorial, tandis qu'en ce qui touchait le recrutement des gouverneurs proconsulaires il affectait une déférence complète pour le choix et la volonté de l'auguste et vieille compagnie. C'est Lampride qui le dit : — Provincial legatorias praesidiales plurimas fecit, proconsulares ex senatus voluntate ordinavit 2. Il est évident que l'amourpropre de ces chevaliers procurateurs érigés ainsi en légats impériaux s'accommodait fort de cette simplicité du prince. La situation exceptionnelle qui leur était faite relevait nécessairement le prestige de l'ordre tout entier et rehaussait l'autorité de toute cette classe de fonctionnaires. Et c'est ainsi que peu à peu ces mesures gouvernementales et ces hahitudes administratives tendaient à supprimer toute distinction hiérarchique entre les gouverneurs , quels qu'ils fussent ; proconsuls ou légats, chevaliers délégués dans les légations impériales, simples procurateurs, personnages de rang équestre ou personnages sénatoriaux, tous en étaient venus à se décorer du même titre, tous peu à peu se confondaient parés de la même étiquette.

Dioclétien consacra définitivement l'usage de cette appellation de prœses, et, sous son règne, les chevaliers chefs de provinces cessèrent officiellement de s'appeler procurateurs pour prendre le nom de prœsides. Mais le~grand organisateur entendit préciser le sens et définir l'application de

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