‹ L'Algérie romaineChapitre 170 sur 174 · Alex. Sev · texte numérisé non relu

Alex. Sev

LE PRJESES 323

ee titre; il voulut que dorénavant, par un retour naturel à l'acception particulière et à l'emploi restreint des premiers jours, le terme de prwses désignât formellement les gouverneurs des provinces procura toriales, sans que ces procurateurs de la veille pussent prétendre au rang de légat. Il n'y avait plus d'équivoque possible. Ils en revenaient au point de départ, et on les remettait en place.

Il y a donc lieu de distinguer, comme le fait très nettement rindex si précieux placé par M. Henzen à la suite de son recueil, entre deux classes, deux catégories iQ présides. On rencontre d*abord, dans Tordre des années, — l'usage en apparaît vers l'époque de Septime Sévère, — les gouverneurs des grandes provinces, les prxstdes qui sont de rang sénatorial et qui, en vertu de leur rang, portent, comme une façon de titre de noblesse, le nom de viri clarlssimï. Je renverrai, pour maints exemples, aux monuments nombreux reproduits par M. Henzen, ainsi qu'aux inscriptions de l'Algérie. Je citais moi-même tout à l'heure un de nos légats de Numidie, C. Pomponius Magnus, que les inscriptions qualifient de legatus Augustorum pro prxtore, clarissimus vir prœses. C'est encore un légat de Mésie Inférieure, appelé gravisslmus prœses dans un document curieux qui date de l'an 201 ; c'est un légat de Bretagne, vir clarissimus prœses ' ; c'est la légation de Dacie, qui est par deux fois confiée, en intérim, au procurateur du prœses : bis vice prœsidts, etc. Je répète d'ailleurs avec M. Henzen que, pendant une longue période, le titre de prœses fut indistinctement porté par toug les magistrats , tant sénateurs, que chevaliers , qui gouvernaient une province.

Mais il importe, encore une fois, de ne point confondre entre eux ces deux ordres de gouverneurs ; à côté du prœset vir clarissimus^ c'est-à-dire du gouverneur de rang sénatorial, il y a comme une seconde catégorie ieprœsides: ce sont

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