‹ L'Algérie romaineChapitre 20 sur 174 · XXX AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXX AVANT-PROPOS

la jeunesse est à bon droit friande, ils trouveront ici bien des curiosités à contenter, des plus hautes et des plus sérieuses, bien des horizons de recherches, je devrais dire tous les horizons. Aussi bien, depuis la conquête, de savants travaux ont vu le jour et mérité qu'on ait pu dire * que « l'exploration scientifique de l'Algérie serait l'un des titres de gloire de la France au xix* siècle et la meilleure justification d'une conquête qui a mis en lumière chez la nation conquérante tous les talents, excepté ceux du colonisateur*. » Et M. Renan, préoccupé surtout des sciences historiques, salue dans cet ordre d'études toute cette forte école « qui a su appliquer les plus solides qualités d'esprit à l'exploration ethnographique, linguistique, archéologique, épigraphique du sol nouvellement acquis à la civilisation. De la part de l'autorité militaire et de la population civile, le zèle a été le même, la rivalité ici n'a existé que pour le bien. » Toutefois, malgré tant de travaux distingués, je ne vois pas que tout soit fait encore; je ne vois pas non plus que l'Université ait pris suflBsamment sa part de ce grand mouvement scientifique, dont elle a peut-être jusqu'ici

1. E. Renan, La société berbère {Revue des Deux-Mondes, l»' septembre 1873).

2. Ceci même est sévère, et Ton aurait droit de protester contre ce rigoureux arrêt jeté en passant par un tel juge et par un écrivain de tant d'autorité. Cette étude est précisément, à certams points de vue, une rectification de ces condamnations excessives, et comment dirai-je? trop lointaines, un peu trop lancées de Paris. Cinquante années de

dominitionl C'est ce qu'on oublie trop aisément, et ce sera là un de mes thèmes.

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