Sall.^ Jug., LXXIX : Ëgregium atque mirabile facinus
2. Mommsen, Histoire romaine. Voir, dans le grand historien allemand, ce panorama de Garthage et de la moderne Tunis. — V. Duruy.
3. Salammbô. — M. Duruy dit aussi de Tyr : « ... cité sans territoire, comme Venise ou Amsterdam, vaisseau à l'ancre sur la mer, »
indigène, plus vulgairement appelée kabyle, dont la France a retrouvé devant elle les énergiques descendants ^ Ce sont deux dénominations de vieille date , d'une origine fort obscure, mais d'un emploi très net, et appliquées de très bonne heure à deux vastes régions, à deux grandes circonscriptions géographiques, sinon (ce qui n*est pas probable) dans la langue et dans les usages de ce monde épars des indigènes, du moins parmi les étrangers. Grecs, Carthaginois ou Romains *. Ce qui est sûr, c'est qu'à Rome l'habitude s'était établie d'appeler Numidie la vaste contrée qui s'étendait depuis le territoire de Carthage jusqu'au fleuve Mulucha, Numides^ les indigènes qui la peuplaient; et Maurétanie^ le pays plus lointain, compris entre le Mulucha et l'Atlantique, Maures^ les Marocains d'aujourd'hui, les Berbères de l'extrême Moghreb ^.
1. (t Les auteurs anciens, tant grecs que romains, n'ont pas fait nsage de ce nom de Berbère pour désigner, en terme générique, le peuple de TAfrlque septentrionale; ils ne paraissent même pas avoir apprécié cette race dans son unité, et parlent successivement des peuplades habitant le pays, sans paraître se douter du lien qui les unit, il ne faut pas, du reste, attacher trop d'importance à leurs nomenclatures, ni chercher à les relier, par des moyens plus ou moins ingénieux, aux données précises fournies par les auteurs arabes. En effet, parmi les noms que Ton trouve dans les ouvrages anciens, les uns appartiennent aux langues grecque ou latine et s'appliquent à une circonstance physique de la peuplade qu'ils qualifient, les autres ont été tellement défigurés en prenant une nouvelle forme, qu'il serait dangereux de vouloir les ramener à leur origine. Pour les premiers, nous citerons : humides, latinisation du grec Nomades (pasteurs, nomades) ; Ethiopiens, de Aîthos, brûlé ; Leucœthiopiens (Ethiopiens blancs) ; Mélano-Gétules (Gétttles noirs) ; Libyœgyptif Libyphœnices ; Lotophages; Troglodytes (vivant dans des cavernes); Atlantes, Garamantes, Daradœ, Lyxites (habitants de l'Atlas, de Garama, du fleuve Daradus, du Lyxus), etc., tous noms qui ne pouvaient pas être usités chez les indigènes. Pour les seconds, il suffit de nomnier les Ghiligammes, les Auskhises, les Adyrmakhides, les Zegrensii, pour renoncer à entreprendre toute assimilation. » (É. Mercier, Histoire de V établissement des Arabes dans l'Afrique septentrionale.)
2. Le mot NopiaSia, avec son acception géographique, est déjà dansPolybe. (Vivien de Saint-Martin, L« nord de l'Afrique dans l'antiquité, p. 100.)