Colonia Augusti Rusguniac {Ihid
1. A. 4041 . — Promontorium ApoUinis : oppidumque ibi celeberrimum Cœsarea, antea vocitatum loi, lubœ regia, a divo Claudio colonia^ jare donata; ejusdcm jussu, deductis veteranis, oppidum novum et Latio datum Tipasa. Itemque a Vespasiano imperatore eodem munere donatum Icosion (Alger) {Ihid.)
Ultra monumentum commune regiaî gentis. (Porap. Mêla, 1,6.) Voir, à l'Appendice, la note VIII.
2. Cartenna, colonia Augusti, legio secunda ; item colonia ejusdem deducta coborte praitoria, Gunugi. (PL, ihid.) — I. A. 3987.
3. Arsennaria Latinorum, tribus millibus passuum a mari {Ihid.)
Siga oppidum ex adverso Malacbaî in Hispania sitse, Sypbacis regia, alterius jam Mauritania^ * : namque diu regum nomina obtinuere, ut Bogudiana appellaretur extima : itemque Bocchi, quai nunc Cxsariensis.
* Dans la Maurétanie de Bocchus ou Césarienne, aujourd'hui TAIgéric, car Pline commence sa description par l'ouest et a parlé d'abord de la Maurétanie de Bogud, ou Tingitane, aujourd'hui le Maroc.
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Ainsi se pressaient les unes contre les autres ces petites villes maritimes, marchés des produits de l'intérieur, ouverts aux arrivages d'Europe et aux échanges du littoral, foyers d'où rayonnait aussi la civilisation elle-même, plus denses, plus actifs, plus riches dans la région presque italienne de l'est, un peu plus clairsemés peut-être sur la côte de la Tingitane, où mainte station encore surveillait et apprivoisait peu à peu ce dernier refuge et ce sanctuaire farouche de l'indépendance indigène. Ainsi se tenaient, en quelque sorte, le long de ce littoral berbère, si peu que la nature l'eût armé contre les colères des flots, tous ces chaînons de la vie latine, colonies, municipes, villes libres, humbles vtci peuplés de pêcheurs, castella gardant le rivage, anciennes escales phéniciennes, comptoirs carthaginois, dont les noms, le plus souvent puniques, indiquent assez l'origine *, qui se développèrent encore et se multiplièrent avec l'essor de la domination romaine, et que la colonisation française tente peu à peu de ressaisir sur la barbarie et de reconquérir sur la mer!
Une inscription de Rusgunia montre, d'une façon intéressante, cette activité commerciale, ce mouvement, ce trafic qui animaient et reliaient ces petits ports antiques. La Maurétanie césarienne avait fait, ce semble, maigre récolte; les habitants de cette région, de Rusuccurru, Auzia, Icosium,
1. « La langue punique semble être arrivée sur toute la côte d'Afrique à une haute importance et à un rôle en quelque sorte universel. Il sufQt pour s'en convaincre d'étudier la situation des localités où l'on a trouvé des inscriptions puniques, ou des inscriptions latines avec des noms puniques (voy. L. Renier, L A., surtout aux localités de Guelma, Tubursicum, Auzia, Tlemcen, n"' 2771, 2773, 2946 et suiv., 3600 etsuiv.). M. Movers a établi que l'usage de cet idiome s'étendit à la Numidie et à la Maurétanie. Les villes du littoral étaient presque toutes phéniciennes, comme l'indiquent le nom de la ville de Cirta, les noms de ports où entre la syllabe Rus, cap : Rusadir, Rusicade, Rusconia, Rusazis, Rusuccurum, etc. Les anciens, qui n'avaient en général que des notions vagues sur les langues étrangères, parlent du punique avec précision et l'envisagent comme la langue générale de l'Afrique. » (Renan, Histoire des langues sémitiquesy liv. II, chap. u.)
Rusgunia, commençaient à manquer de blé; Lucius Fadius Rogatus, personnage considérable de la petite ville de Rusgunia et l'un de seâ duumvirs, tira ses concitoyens de leur peine, offrit généreusement de l'argent, et fit venir, de Numidie sans doute, peut-être de Rusicade ou de Saldae, un convoi de blé qui fit immédiatement baisser les prix sur le marché de Rusgunia. Les habitants reconnaissants lui élevèrent ce monument :