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CHAPITRE IV

LE BERBER. — PRINCIPAUX TRAITS DE LA PHYSIONOMIE KT DU CARACTÈRE BERBÈRE. — MASINISSA ET JDGURTHA.

« Genus hominum salubri corpore, velox, patieos laboram : plerosque senectus dissolvit, nisi qni ferro aut bcstiis interiere; nam morbus haud sœpe quemquam superat... »

{Jug,, XVII.)

Nous avons tâché de retrouver les origines et de rétablir les titres de cette antique race des Berbers, les seuls et véritables indigènes de notre colonie, de cette race qui a survécu aux invasions les plus dissolvantes, et que les siècles ont lentement appropriée au sol et au climat de l'Afrique septentrionale. Il ne sera pas sans intérêt peut-être d'en étudier rapidement les principaux traits et le caractère général. Recourons d'abord à Salluste. « C'est une race, dit-il, de forte et saine constitution, agile, alerte, dure à la peine; la plupart périraient de vieillesse, sans les blessures du fer, ou sans la dent des bêtes féroces qui abondent dans ces régions ; il est rare que la maladie vienne à bout de ces corps robustes ^ » La science est, naturellement, encore plus précise : à l'Arabe plus sec, plus élancé, avec son nez franchement aquilin, son

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