Sali., Juij.^ WII
LE BERBEtl dl
type souvent si jfin, son visage allongé, ses yeux taillés fréquemment en amande, toujours brun, elle oppose le Berber, quelquefois blond ou roux, avec ses muscles plus développés, ses formes plus trapues, son nez souvent busqué ou retroussé , son visage plutôt rond et court *. Au moral , le contraste est le même : l'Arabe est nomade et habite la tente ; il est essentiellement paresseux , bigot et fanatique , orgueilleux et servile, menteur, traître, enivré de guerre, épris de pillage, cruel et sauvage vainqueur ; il ne faut pas se laisser duper à je ne sais quelle noblesse d'allure, à une certaine politesse de manières, à la poésie de son langage, aux faux brillants de son caractère. Le Kabyle, et j'ai plaisir ici à citer tout au long le portrait complet et excellent qu'en a donné un bien bon juge, un de nos jeunes et distingués officiers des affaires indigènes, qui porte dignement un nom cher à l'Université *, « le Kabyle est sédentaire et habite des maisons de pierre plus ou moins bien construites ; riche ou pauvre, il travaille en toute saison et tient la paresse pour une honte et un vice indigne d'un homme libre. Il sait et pratique toutes sortes de métiers, d'industrie ou de commerce, et envoie chaque année, pendant la morte saison, quelqu'un de ses enfants adultes chercher dans les villes françaises un travail rémunérateur ; car il est intéressé, économe, prévoyant et rangé, comme tous ceux qui ne possèdent l'argent qu'à force de labeur et de peines.
« Naturellement probe, il n'admet le vol que comme un acte de vengeance vis-à-vis d'un ennemi.
« Le qbaïïl (ou Kabyle) est religieux, mais il n'est ni dévot ni fanatique ; son extérieur est simple et rude, son langage digne et d'une franchise brutale ; sa parole est sûre, sa promesse sérieuse, sa caution sacrée, son hospitalité simple mais cordiale ; en ce qui concerne ses faits et gestes ou ses