‹ L'Aliénation des forêts de l'état devant l'opinion publiqueChapitre 30 sur 54 · Le sol boisé de la France est de 9,300,000 hectares · texte numérisé non relu

Le sol boisé de la France est de 9,300,000 hectares

chës a étë^ 6n moyenne, annuellement de ^(M> hectare» environ, tanctis qne, de 4039 à 4858, cette étendue a été de 41, QQ^ beotareg, soit m p^u plus que de la moitié de toutea les coupes exploitées pa^r contenances dans les fbréta de l'État, ces coupes n'ayant été que de Ii4,&6^ hectares.

Les produits des coupes de rÉtat qui ont servi de basô à notre calcul, ont été sensiblememt atténués de 4839 à 4858 par la conversion ea lutaie d'un grand nombre de taillis ; à ce points que, quoique les bois de service et d'industrie aient augmenté de valeur beaucoup plus rapidement que les

boia de feu, il wrait facile de prouver, au mpyeu du rapport sur les^ fqrôts de l'État, adressé en I^QÛ au ministre dei% finauoes par M. le directeur général des forêts, qu'i^ égalité de conteuimcea le^ forêts traitées ea taillis ont produit autant d'argent que les forêts traitées en futaie. Ceci s'ejçplique ikcilement, puisque la oonversîQn ^ pour effet d'immobiliser une superficie plus considérable au moyen d'épargnes;-faites annuellement sur les poupes. L'opération de la conversion e^t la même que celle d'un rentier qui voudraitj sans recourir ^ 1r spéculation, ftugmç^utçir dans l'avenir ses revenus; il faudrait qu'il augmentât son capital, et pour cela il faudrait qu'il

renonoitt pendant plusieurs années, à jpuir d'un^ partie de ses r^vonus.

Sn&n la production on matière de forêts de l'État a été amoindrie dans

la période duodécennale de 4839 à 4^58 des produite de toutes les forêts

aliénées do 4S49 à 4838 et d'une partie de celles qui l'ont été de 4839

Les circonstanoes les plus défavorables à l'augw^niiation des produits en

. argent des forets de l'État se sont donc m^nife^té^s delà première période

à la seconde et la comparaispn de ce^ dan?: périodes a donc du nous con-

. duiiH^ ji un chiffre trop faible pour exprimer l'ao^eroissement que prendront

annuellement les prix des bois pendant la période suivante, de 4 859 à 4 878 .

Mais n'y a^t^il pas encore, indépendamment de tout ce que nous venons

de dire, des jraisQns pour admettre que l'augmentation du pri^i^ des bois

doive suivre une progression plus rapide que nous l'avons supposé?

Aucun doute à avoir à cet égard ; plus on aura défriché, moins il y aura à défricher et» aussitôt la fureur de^ défrichements passée, le déficit provenant de l'amoindrissement du sol boisé se fera sentir; la population augmentant en même temps que retendue forestière de la France décroîtra, le rapport entre la demande et l'off're deviendra de plus en plus grand.

La concurrence faite aux forêts par les houillères tend à se réduire, les

produits des unos «tidies aatnee reœvont déjà, daas la oofisomiiiatk^B, des emploits spéciaux plus appropriés à leur degré d'uliiité* Aux ooucbes des terrains houilUers déjà exploitées sucoéderoot des oouxâies d^une exploitalion plus diffidie et kis prix àm bouilles s'éïevant téagiront sur les prix du combustible iif neuXv Les bois étrangers, destinés à l'importation> ex{^ités à'abond dans Us forêts "voisines des porls^ deTfontétre recherchés dans des forêts plus éloignées et ne nocM parviendront plus que surcharges de frais de transport. Enfin ramélioration des voies d'aménagement, des chemios vicinaux, de la navigatâon ia4éneure^ de k voirie ea général, ouvrira de nouveaux déboucbës à nos i&j^^ta.

Voilà bien dès raisons et nous en passons.

N'hésitons doue pas à. eoDolure que le grand propriétaire qui possède aujourd'ë^ii des forêts d^une vakmr de %ù^ millions ferait non-seulement une fausse spéculation, mais bien u^e opération ruineuse, en aliénant son domaine, pour placer ai 4 /â peur Q/Q le capital qu'il réaliserait ainsi et répétons-lui : Ne vendez pas vos forêts.

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