‹ L'Alimentation Complémentaire du Nourrisson à l'Allaitement ArtificielChapitre 12 sur 29 · ES ARE · texte numérisé non relu

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quelque vice d'alimentation. Ils sont l'indice d’un déséquilibre digestif qui précède le plus souvent de longue date des cas pathologiques bien individualisés.

Pourtant au milieu de ce polymorphisme, chaque signe n’a eu lui-même qu’une valeur très relative en vue d'établir un diagnostic précis. L'essentiel est de voir la manière dont les troubles sont groupés chez un même enfant. Il faut procéder à un examen très complet et très minutieux du nourrisson malade, s'enquérir de ses antécédents, demander comment il est nourri, rechercher les symptômes discrets qui auraient pu passer inapereus, en un mot il faut tout mettre en œuvre pour chercher à remonter à la cause et, par suite, au traitement de l'affection. Mais une telle enquête est pleine d’aléas, en raison de la limite de nos connaissances, en raison aussi des réactions individuelles de chaque organisme.

Aussi à l'heure actuelle, si l’on cherche à sérier et à classer les faits observés, on en trouve beaucoup qui rentrent dans des cadres précis. C’est ainsi que, parmi les déboires que réserve l'allaitement artificiel, on peut noter tout d’abord un syndrome à prédominance digestive, bien individualisé par M. le Professeur Marfan : c’est la dyspepsie du lait de vache, aujourd’hui d’observation courante. Mais à côté, se trouvent d’autres cas, où l’on note plutôt des troubles de développement ou des troubles trophiques et qui rentrent davantage dans le cadre des maladies par carence : en tête de ce groupe se trouvent les avitaminoses auprès desquelles il faut placer une affection fréquente mais d’étiologie complexe : le rachitisme. |

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