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Mais à ces affections bien établies dans leur allure elinique et leurs indications thérapeutiques, il faut opposer nornbre de cas beaucoup plus obscurs que l’on tend rapporcher des carences, mais qui en représenteraient des formes frustes et encore mal individualisées. Le diagnostic en est beaucoup plus délicat, tout de présomption bien souvent, et leur traitement ne présente encore aucune règle absolue. Pourtant ces formes sont très importantes à dépister car leur traitement à l'heure actueile relève essentiellement d’une grande variété alimenfaire.
Lans ce syndrome cù prédominent les troubles d’asimilation, une analysie approfondie permet de distinr plusieurs ordres de faits.
Eee note digestive est habituellement la prernière en date. Parfois très discrète, elle a une durée var riable et peut dès lors se prolonger en raison de son insidiosité
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2e sans alerter les parents de l'enfant. Rile favorise installation ultérieure mais également sournoise ubles ,de développement, véritables phénomènes
‘ophiques qui complètent le tableau clinique de la es ie.
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» avant tout, il s’agit d’une dyspepsie provoquée Par une alimentation défectueuse. Elle apparaît surtout avant l’âge de six mois, mais on peut parfois la noter à ur êge plus avancé, ou au contraire plus précoce.
En général le signe révélateur est la modification des
seiles, Fermes, pâteuses, homogènes, décolorées, elles
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rappellent le mastic du vitrier. Quelquefois elles sont plus dures, sèches, plâtreuses. Leur odeur est fétide, à la fois ammoniacale et putride. Elles se caractérisent au point de vue chimique par l'abondance des produits de putréfaction (ammoniaque et indol), la richesse des sels minéraux, l’excès de graisses précipitées sous forme de savons de calcium et de magnésium insolubles. De là vient leur consistance ferme qui provoque souvent une constipation opiniâtre. On peut voir en même temps apparaître de l’érythème fessier, de ia pyodermite. L'état général est souvent bon au début; l'appétit, d’abord exagéré, devient ensuite irrégulier et diminue. On peut observer quelques vomissements. La courbe de poids, après des ascensions brusques et rapides présente de grandes oscillations, puis se met en plateau ou même baisse. En même temps l'enfant change de caractère, devient maussade, a un sommeil agité accompagné d’une abondante transpiration du visage et du-cou. Il pâlit, s’anémie, son facies devient bouffi, son ventre est gros, son tonus musculaire est diminué. La fièvre s’installe, et, si l'enfant n’est pas traité, apparaît la diarrhée commune due à l’irritation intestinale par les produits de fermentation. Puis c’est la dénutrition progressive, évoluant vers l’hypothrepsie et l’athrepsie avec leur pronostic en général mortel. Mais cette marche fatale peut encore être précipitée par une maladie intercurrente, celle-ci frappant toujours un organisme fragile et particulièrement sensible à toutes les infections secondaires. Il y a des cas, cependant, où la dyspepsie du lait de vache peut présenter des aspects un peu différents. On voit en particulier des nourrissons alimentés au biberon
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et qui paraissent bien portants pendant assez longtemps. Ils présentent un certain embonpoint, leurs téguments sont tendus et bouffis, et pourtant un examen un peu serré laisse soupconner quelques troubles dans leur assimilation. Ces enfants sont très pâles, et de plus, malgré leur allure de bonne santé. ce sont plutôt des enfants soufflés et instables. Leur courbe de poids présente de grandes oscillations avec des ascensions brusques, mais toujours elle demeure en dessous de la courbe pondérale d’un enfant en pleine santé.
Il s’agit en réalité non pas d’un développement régulier qui intéresse à la fois les téguments et les tissus musculaires, mais d’une simple infiltration hydrique de da peau et des tissus sous-jacents. M. Barbier considère ces enfants comme des atrophiques florides qui ingèrent de trop grandes quantités de lait et retiennent des sels minéraux en excès; ceux-ci contribuent à une fixation d’eau très importante. Il s’agit d’un état satisfaisant purement apparent, cette hydrémie pouvant disparaître brusqueraent en 24 ou 48 heures et déterminer des accidents très graves. E
La dyspepsie du lait de vache dérive avant tout de troubles d’assimilation qui, le nom même de l'affection le laisse entendre, s’extériorisent par des signes digestifs. Pour l’expliauer, on a invoqué la présence en excès dans
le lait d’albumines qui ne sont pas digérées et absorbées
au cours de leur passage gastroduodénal, mais sont ensuite transformés dans le gros intestin en substances putrides dont la résorption amène une intoxication secondaire, À cette pathogénie, M. Czerny oppose la disproportion entre la teneur du lait en graisses et en
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hydrates de carbones, l'insuffisance des hydrocarbonés — " entravant la digestion des graisses. Cette explication
5 s'appuie d’ailleurs sur les données thérapeutiques qui seront exposées plus loin.
Ainsi comprise la dyspepsie du lait de vache est une affection de diagnostic relativement facile. Elle s’oppose d'emblée aux maladies par carence dont la symptomatologie est d’un tout autre ordre, dont la pathogénie et le traitement reposent sur des principes tout à fait différents. Et pourtant des rapprochements ont été tentés entre ces affections.
. Au point de vue étiologique tout d’abord, deux auteurs allemands, Ederer et Kramar ont voulu attribuer la dyspepsie du lait de vache à une avitaminose, non provoquée par un manque dans l'apport des vitamines, mais dûe à une destruction des vitamines dans l'intestin par des ferments réducteurs. Cette théorie, à tout le moins imprévue, n’a pas encore trouvé beaucoup de partisans.
Au point de vue clinique, il y a une considération digne de plus d'intérêt : c’est que, bien souvent les deux facteurs sont liés. Il existe des malades chez lesquels prédomine la dyspepsie du lait de vache; mais ce tableau clinique a une allure un peu anormale : quelques signes discrets viennent faire soupçonner l’association d’une carence fruste et par suite fort difficile à dépister. Pourtant celle-ci existe et sa connaissance est de la plus grande importance. La carence dans ce cas est la cause d’insuccès thérapeutiques continuels qui persisteront avec elle, tant qu’elle ne sera pas soupconnée et traitée. en même temps que la dyspepsie du lait de vache.