‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 119 sur 227 · RÉPARTITION DES VIVRES DIVERS ENTRE LES PROVINCES BELGES · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DES VIVRES DIVERS ENTRE LES PROVINCES BELGES

Le Comité National répartit les vivres importés d'après les bases suivantes :

a) En ce qui concerne les \'ivres iinportés pour les soupes, la répartitio:! s'effectue d'après le nombre de rations de soupes distribuées;

b) En ce c^ui concerne les \'ivres destinés à la distribution générale, ils sont répartis suivant un pourcentage établi d'après la population absolue, les besoins locaux et la densité de la population.

Pour la répartition à l'intérieur des provinces, nous désirons que les Coinités pro\'inciaux adoptent définitivement les mêmes principes. Le contingent total de la province devra être réparti entre les communes et agglomérations en tenant compte de la population absolue, des besoins locaux et de la densité de la population, c'est-à-dire qu'une part importante doit être attribuée aux agglomérations à population dense.

Dans les communes, les vivres doivent être répartis en tenant compte des règles générales indiquées en annexe.

Nous prions les Comités pro\'inciaux de suivre de très près cette question de ra\-itaillement et de ne pas hésiter à supprimer complètement la distribution de denrées aux fermiers producteurs ou autres persoimes qui produisent des vivres sur leurs terres, de manière à réserver uniquement les quantités minimes de vivres dont nous disposons à ceux qui en ont absolument besoin.

En formulant ces principes, nous poursuivons le but de faire la répartition des vi\'res de la manière la plus équitable. Mais nous ne pouvons assumer d'autre charge ou responsabilité que de décider de la distribution à faire entre les provinces.

Pour s'acquitter de cette tâche, le Comité National considère les provinces, dans leur ensemble, au point de vue besoins, population absolue et densité de population.

Il api^artient aux Comités provinciaux, aux Coinités régionaux et aux Coinités locaux, chacun dans leur domaine, de fane le même travail de distribution équitable en en assumant l'entière responsabiUté. Chaque région étant représentée dans le Comité provincial et les divers éléments de la population étant représentés dans les Comités locaux, tous nos sous-organismes doivent pouvoir atteindre l'objectif que nous poursuivons : la remise des vivres aux habitants qui en sont le plus dépourvus et à chacun dans la 'mesure de ses besoins.

Le facteur « densité de la population » doit intervenir dans les répartitions; en consultant l'Annuaire statistique de Belgique, au chapitre

Population et Étendue territoriale, les Comités provinciaux trouveront les renseignements sur le nombre d'habitants par kilomètre carré, ce qui leur permettra d'adopter un coefficient de répartition entre les Comités régionaux et les Comités cantonaux.

Par l'application de cette méthode, les Comités s'inspireront des considérations suivantes :

D'abord, il sera mis en répartition, dans toute la province, la ration uniforme indiquée par le Comité National et ensuite, il sera distribué à la population nécessiteuse un supplément de denrées, au moyen du supplément de ^'ivres remis à chaque pro^ince par le Comité National.

Jusqu'à un certain point, on peut admettre que le critérium du besoin est représenté par la distribution de la soupe populaire ; toutefois, il faut apporter dans l'appUcation de cette règle une certaine restriction, sinon des abus ne tarderont pas à devenir iné%"itables.

La part des communes dans la répartition des denrées exotiques varia dorénavant suivant qu'elles appartenaient à la catégorie des villes ou des communes industrielles ou à celle des communes agricoles.

L'introduction du rationnement général et uniforme, au mois d'octobre 1917, abrogea de fait l'instruction précédente. Elle réduisit à peu près le rôle des Comités provinciaux et des Comités d'arrondissement à celui d'agents d'exécution, en ce qui concerne la répartition des produits d'importation régulière. Leur mission ne consista plus qu'à envoyer aux organismes subalternes chargés de remettre les denrées aux consommateurs une quantité de marchandises suffisante pour fournir à chacitne des personnes inscrites sur leurs listes, la ration prescrite par le Comité National.

Pour les denrées nécessaires aux œuvres de secours, ils n'avaient qu'à suivre les indications des relevés que chacune de ces œuvres leur transmettait chaque mois et qui, centralisés par le Comité National, serv^aient à celui-ci à dresser le tableau des imputations obHgatoires au profit des œuvres de secours qu'il remettait mensuellement à chaque province

A l'égard des denrées destinées à l'ensemble de la population, le Comité provincial avait à étabHr, d'après le recensement des cartes de ménage, la quantité nécessaire à chaque Comité local. L'exactitude de la répartition dépendait naturellement du soin plus ou moins grand qu' apportaient les Comités locaux à la tenue des listes de distribution et à la rédaction des statistiques

DENRÉES d'importation IRRÉGULIÈRE 213

basées sur ces listes. Ce travail ne laissait pas que d'ojffrir certaines difficultés à raison des exclusions totales ou partielles prévues par les règlements sur la distribution des féculents et des graisses. Seules les provinces qui possédaient un bon service d'inspection des services locaux arrivèrent, en cette matière, à des résultats satisfaisants.

Quant à la répartition des denrées d'importation irrégtdière, spécialement des produits alimentaires achetés en Hollande,, les Comités provinciaux continuèrent à la régler à leur convenance. L,e Comité National se borna à leur recommander de n'envoyer ces vivres qu'aux localités qui en avaient un besoin réel, spécialement aux villes et aux communes industrielles. Fréquemment cette répartition fut faite par les Comités régionaux eux-mêmes mieux au fait des moj'ens dont disposaient les localités pour faire emploi de ces aliments de conservation difficile. Le Comité provincial se contentait, dans ce cas, d'établir la part revenant à chaque région.

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