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CONFLIT AVEC LA COMMISSION DES RÉCOLTES

tingent, le Hainaut 680 tonnes et le Brabant 957. La C. R. B. crut utile, à cette occasion, de rappeler aux Comités que la ration de 366 grammes de froment ou de 300 grammes de farine était la ration moyenne par habitant, qu'il en fallait déduire de quoi satisfaire aux ravitaillements spéciaux que la province jugeait utile de créer, sans cependant réduire la ration ordinaire effective à moins de 250 grammes de farine, poids fixé par le gouverneur général d'accord avec le Comité National. (Décision du 27 mai 1916.)

Tandis que la ration de la population non agricole était augmentée et portée à un poids supérieur à celui qui avait été prévu en 1914, celle des agriculteurs fut réduite. Ils avaient pu conserver de leur récolte de 1915 une quantité de froment, de seigle ou de méteil correspondant à une ration individuelle de 340 grammes de blé par jour. En 1916, cette quantité ne fut plus que de 300 grammes.

Les espérances caressées au mois de septembre firent place peu de mois plus tard à de nouvelles appréhensions.

Dès le mois de novembre, le plan de distribution dressé par le Comité National était troublé par la Commission centrale des récoltes qui ne libérait pas de la façon convenue les céréales indigènes. Le 29 novembre 1916, le Comité National lui adressait le mémorandum suivant dans lequel il résumait ses griefs :

Bn réponse au mémorandum n" 8469 du 24 novembre 1916, le Comité National fait remarquer que le ravitaillement de la population en pain a été troublé par les décisions de la Commission centrale des récoltes, qui n'ont pas libéré les quantités de blé indigène sur lesquelles le Comité National était en droit de compter.

Dans sa séance du 10 novembre 1916, la Commission centrale des récoltes a fixé l'évaluation des quantités de céréales indigènes disponibles pour 1916-1917 dans le gouvernement général, sans Maubeuge et Tournai, à 182,390 tonnes.

Dans ce chiiïre est compris l'excédent retenu sur l'exercice 1915-1916 et s'élevant à 18,001 tonnes.

I.a Coimnission centrale des récoltes a fixé la réserve du douzième à garder toujours en dépôt à 15,200 tonnes, et le quinzième, soit le minimum à Hbérer mensuellement, à 12,160 tonnes.

Sur les bases d'une libération ordinaire d'un quinzième* par mois, le Comité National aurait dû disposer à partir du 15 septembre ju.squ'au 14 décembre 1916 de trois libérations de 12,160 toimes, soit 36,480 tonnes.

En plus, il aurait dû disposer de libérations supplémentaires; il était obligé d'augmenter la ration de pain à la suite de déficits en autres denrées alimentaires, notamment en pommes de terre; la Commission centrale des récoltes avait évalué à 500 tonnes la quantité qui était nécessaire au rationnement complémentaire de 100 grammes de blé, décrété obligatoire en faveur des ouvriers industriels du Hainaut et de la pro\-ince de Liège. De ce chef, le Comité National aurait dû recevoir par des prélèvements sur les réserves, trois Libérations de 500 tonnes, soit 1,500 tonnes.

Le Comité National aurait dû disposer du 15 septembre au 14 décembre de 37,980 tonnes.

Or, la Commission centrale des récoltes n'a libéré jusqu'ici que les quantité suivantes :

Au 15 septembre :

Libération ordinaire 1.505 tonnes

au lieu de 12,160.

Libération complémentaire pour les ouvriers du

Hainaut et de Liège 500 »

Au 15 octobre :

Libération ordinaire 7.443 »

au lieu de 12,160, y compris la libération complémentaire pour les ouvriers du Hainaut et de Liège .

Au 15 novembre 12,160 »

La Conunission centrale n'avait pas même accordé cette fois la libération complémentaire; celle-ci n'a été accordée que sur demande spéciale dans la séance du 27 novembre 500 x

Total. . . 22,108 tonnes au lieu de 37,980.

Par suite des décisions de la Commission centrale des récoltes, il manquait donc au Comité National pour les trois mois du 15 septembre au 15 décembre, 37,980 — 22,108 = 16,872 tonnes de céréales indigènes.

Et il existait dans les dépôts, un excèdent de 20,147 tonnes, soit 4,947 tonnes en plus que la réservée d'un douzième ou 15,200 tonnes.

Le Comité National a toujours exécuté les obligations qui lui incombent par suite de l'accord relatif aux céréales indigènes; mais il ne peut faire face aux nouvelles charges qu'on lui impose si on ne lui en fournit pas les moyens.

La politique suivie par la Commission des récoltes dans la libération des céréales indigènes causait des ennuis au Comité National, mais ne provoquait pas d'inquiétude chez lui. Les quantités de blé non libérées n'étaient pas enlevées à la popu-

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