RÉGION DE CHARLEROI
M. Rasquin. — Vingt à vingt-cinq rmlle évacués sont passés par Fontainel'Évêque et Fleurus se dirigeant vers la province de Namur. C'étaient surtout des réfugiés qui ne marchaient pas en colonnes. Deux ou trois rmlle sont venus v^ers Charleroi.
Il est aussi passé deux ou trois bateaux chargés de réfugiés. Ce sont des péniches ordmaires de 270 tonnes et c'est peut-être bien là que les réfugiés sont le plus malheureux, car l'hygiène y laisse considérablement à désirer.
Samedi, j'ai été prévenu qu'un nouvel itinéraire allait passer par Seneffe, se dirigeant vers Marbaix. J'ai été à ObaLx pour faire prendre les mesures en vue du ravdtaillement, mais il n'est encore rien passé par là.
En reprenant la route de Nivelles à Fleurus, j'ai vu des quantités considérables d'évacués se dirigeant vers Marbaix.
Nous avons vu des évacués venant du côté de Buzet et allant vraisemblablement vers Frasnes-lez-GosseUes et "Wanfercée-Baulet. Or, il règne là une épidémie considérable avec; une mortaUté effrayante. Je me suis demandé s'il ne fallait pas prévenir le commissaire ci\'il pour qu'il ne fasse pas passer des évacués par cette commune vraiment infectée.
M. Van BrjéE. — Ce sont plutôt des réfugiés qui ont passé par la région de Charleroi. Comment se déplacent-ils?
M. Rasquin. — Ils ont des chariots mais qui n'ont pas été réquisitionnés chez nous.
Toutes nos routes sont encombrées de chariots militaires.