‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 27 sur 227 · SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES PROVINCIALES · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES PROVINCIALES

la vérification des listes de ravitaillement et établi un registre de la population dans toutes les communes. Les registres une fois dressés ont été régulièrement tenus à jour d'après les registres de l'état civil. Ainsi toutes les cartes de ravitaillement ont été vérifiées et les chefs de ménage ont tous comparu devant les inspecteurs. Les cartes de ceux qui, convoqués, ne se sont pas présentés, ont été annulées. Les inspecteurs continuent à participer à ces opérations.

Il est procédé de même pour les cartes de rations supplémentaires, pour le ravitaillement des bateliers, etc.

En ce qui concerne la comptabilité, la collaboration des inspecteurs est permanente. Tous les vingt-huit jours (deux quinzaines) notamment, ils établissent la caisse du Comité local, tant pour l'alimentation que pour les secours.

Ils font la vérification et comptent les espèces en caisse; ils remphssent un bordereau qu'ils transmettent au bureau provincial.

Ils font la vérification des entrées; à chaque entrée, ils doivent pointer au livre de caisse toutes les ventes faites par la section d'alimentation, de manière à s'assurer que toutes les ventes et leur montant total sont inscrits et que le livre de caisse est tenu au jour le jour.

En résumé, par la collaboration permanente de ses inspecteurs, le Comité pro\dncial tient en mains tous ses Comités locaux ; leur gestion se poursuit avec ordre et méthode ; la direction provinciale ^est tenue constamment au courant de leurs affaires, car les inspecteurs se réunissent tous les samedis à Anvers. Au cours de ces réunions, ils déposent leurs rapports de la semaine, exposent les questions spéciales qui se sont posées au cours de leur travail de la semaine écoulée et reçoivent les instructions du Comité provincial.

Le système de contrôle et de collaboration du Comité provincial et des Comités locaux supprime les inconvénients de la décentralisation trop radicale du ravitaillement et établit une uniformité, pour ainsi dire complète, dans l'application des règlements et des instructions du Comité National et du Comité local.

C'est naturellement surtout en matière financière que le Comité National se vit le plus souvent dans l'obligation d'intervenir dans l'organisation provinciale. Mais, ici encore, il agit avec une grande réserve. Il recommanda aux comités de se donner un statut légal et leur conseilla de constituer pour la gestion financière de leur département d'alimentation une société coopérative (4 février 1915), mais il ne les obligea pas à le faire. Le Brabant et la Flandre occidentale n'adoptèrent pas ce mode d'organisation et préférèrent placer les engagements des comités sous la garantie de la Députation permanente.

3o ORGANISATIOX DES PRO^^NCES

I^es principales instructions adressées aux provinces eurent pour objet la comptabilité des fonds et celle des matières. Elles réiDondaient à la nécessité d'obtenir d'elles des comptes complets, exacts et présentés sous une forme qui permît d'en totaliser les divers postes pour le paj-s entier. Il est sans intérêt de décrire en détail la méthode adoptée et d'énumérer les pièces qui furent successivement exigées. La circulaire suivante du 15 mai 1917 adressées aux provinces pour leur rappeler les instructions antérieures suffira à donner une vue d'ensemble de l'organisation établie :

En nous référant aux changements inter\-enus par le déj^art des délégués de la Commission for Relief in Belgium et l'entrée en fonctions des délégués du Comité hispano-néerlandais pour la protection du ravitaillement, nous avons l'honneur d'attirer votre attention sur l'importance de quelques documents statistiques dans leurs rapports avec l'organisation du ravntaillement. Celui-ci est réglé en principe sur la détermination des quantités à importer, d'après le programme établi mensuellement, mais l'exécution méthodique et efficace de ce programme dépend, en grande partie, de la valeur des données statistiques à fournir par les Comités provinciaux et non moins de la ponctuahté avec laquelle elles nous parviennent. Ces renseignements doivent donc être aussi exacts que possible et nous parvenir ponctuellement aux dates spécifiées. La plus importante parmi ces statistiques est la « Situation des existences » étabhe à fin de mois, tant jxjur les marchandises de la distribution générale que pour celles des soupes. Ces deux documents doivent être prêts, au plus tard, le deuxième jour du mois, étant entendu cjue la situation des existences pour la distribution générale doit mentionner tontes les marchandises, celles des soucies comprises, et que ces dernières sont à reprendre séparément à la situation des existences « Soupes », sur la formule ad hoc. Un double « extrait de comptabilité » (petite feuille verte) limité au froment, riz, lard et saindoux, aux pois et haricots, doit accompagner ces deux situations à fin de comparaison et le tout doit nous par^-enir ici au plus tard le 5.

Une statistique non moins importante et qui influe directement sur la distribution des quantités disponibles est celle relative aux bénéficiaires de l'alimentation populaire (soupes, générale et scolaire, cantines maternelles, gouttes de lait, etc.). I,e recensement mensuel doit nous par\'enir au plus tard le 10, afin que nous puissions ajuster les pourcentages conformément au nombre des bénéficiaires. Nous devons vous faire remarquer ici que les provinces qui ne donneraient pas en temps utile les renseignements nécessaires risquent de voir augmenter, à leurs dépens, les pourcentages des provinces plus diligentes. Tous changements dans le nombre

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