SUBDIVISIONS DES COMITES PROVINCIAUX
des ravitaillés (distribution générale) doivent nous être signalés au plus tard le 10 également. La « répartition du froment », c'est-à-dire la justification de la consommation en céréales, doit être en notre possessioti le 15 au plus tard. La rubrique « Rations supplémentaires » doit être détaillée sur une feuille annexe et le stock à fin de mois doit être celui du froment seul (ou l'équivalent en froment de la farine du froment) avec indication, en marge, du stock en farine de maïs. Il va de soi que ces données doivent correspondre à celles de la « Situation des existences », sans quoi elles seraient sans valeur, ce qui revient à dire que la consommation portée sur cet état doit être la consommation réelle, c'est-à-dire la quantité réellement distribuée par la province aux régions et non pas une consommation théorique, c'est-à-dire la multiplication d'un nombre x de rations par x grammes de froment ou de farine.
Nous sommes convaincus de ce que vous appréciez toute l'importance de ces renseignements statistiques et que vous tiendrez la main à ce qu'ils nous parviennent toujours en temps utile et aussi exacts et complets que possible.
Il va de soi que le Comité National intervint moins encore dans l'organisation des sotis-comités provinciaux que dans celle du Comité provincial. Il laissa chaque province libre d'établir à son gré ses divisions territoriales et sa hiérarchie administrative. A la réimion des délégués provinciaux du 10 décembre 1914, il préconisa la création de Comités d'arrondissement et de Comités cantonaux ou régionaux, mais il se garda d'imposer cette disposition et n'insista que sur le danger d'une centralisation trop prononcée. Toutes les provinces reconnurent la nécessité de subdiviser leur territoire. En règle générale, elles adoptèrent comme subdivision fondamentale, la commune. A de rares exceptions près, c'est le Comité commimal qui est en relations immédiates avec les consommateurs. Mais cette disposition est à peu près la seule qui soit commune à toutes les provinces. Aux échelons intermédiaires, on rencontre une étonnante diversité. Certaines provinces ne mirent qtt'un intermédiaire entre l'organe provincial et l'organe communal pour la répartition des vivres. D'autres établirent une hiérarchie à deux degrés plaçant entre le Comité communal et le Comité provincial im Comité d'arrondissement et im Comité régional. Une province, le Hainaut, se divisa en deux parties : le Hainaut oriental et le Hainaut occidental, à peu près indépendantes l'ime de l'autre. Pour le tracé des limites des circonscriptions,
certaines provinces utilisèrent les divisions administratives (arrondissement, canton). D'autres préférèrent soumettre leur territoire à un partage entièrement nouveau, conçu pour utiliser plus commodément les voies de communication. Ces dispositions varièrent d'ailleurs au cours de la guerre. Aucune province ne maintint sans changement son organisation du début et plusieurs la remanièrent même complètement à la lumière de l'expérience. On trouvera un exposé de cette organisation dans le rapport que le Comité National a i^rié chaque province de rédiger.