‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 56 sur 227 · SITUATION AU MOIS DE MAI I · texte numérisé non relu

SITUATION AU MOIS DE MAI I

Froment.

Nous sommes d'accord, provisoirement, sur les chiffres mentionnés dans votre tableau, soit 48,000 tonnes pour la Belgique et 10,000 tonnes pour le nord de la France. Toutefois, et par suite de l'expédition de contingents plus importants d'aliments concentrés, votre capacité de transport étant insuffisante pour l'envoi de quantités de froment susvisées, il conviendrait de réduire celles-ci proportionnellement, mais sans descendre en dessous de 35,000 tonnes pour la Belgique et de 10,000 tonnes pour le nord de la France.

Nous espérons que vous pourrez augmenter le tonnage général des importations et que le progranuue froment sera ramené à ce qu'il était autrefois, afin qu'il nous soit permis de porter la ration à son ancien taux de 400 grammes de pain par tête et par jour.

î^IaïS.

Nous sommes d'accord sur les quantités indiquées, soit au total 5,000 tonnes à répartir à raison de 3,750 pour la Belgique et 1,250 pour le nord de la France.

Sucre, vi.ocde, savon, poisson.

Nous sommes d'accord sur les quantités que vous indiquez.

Achats en Hollande.

Nous émettons l'espoir que ces achats prendront, de jour en jour, plus d'ampleur et que les quantités que vous mentionnez à votre programme pourront être majorées. Ainsi que nous le disions à votre directeur, nous ne devons pas hésiter à faire les sacrifices d'argent nécessaires pour nous procurer en Hollande, tous les produits qu'il est possible d'acheter dans ce pays. La question d'une conmiission plus ou moins importante à payer au vendeur n'est qu'un point accessoire.

Dans cet ordre d'idées, il y aurait lieu de vous adresser à un organisme existant ou de créer ime conunission comprenant des personnaUtés influentes, jouissant d'un grand crédit auprès des autorités compétentes en ce, qui concerne l'exportation des denrées ahmentaires.

Pour démontrer aux membres de la C. R. B. et surtout aux Gouvernements alliés — car la Commission connaissait de reste la situation — à quel point les vivres étaient rares en Belgique, le Comité National joignit à sa lettre l'indication des prix qu'atteignaient à Bruxelles les produits alimentaires, en dehors de ceux qu'importait la C. R. B.

Les différences entre le programme de novembre 1916, devenu

lOO

un programme théorique, le programme minimum admis par le Comité National dans sa lettre du 2 mai et le programme annoncé par la C. R. B. apparaissent clairement dans le tableau suivant :

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