‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 69 sur 227 · AUTREFOIS ACTUELLEMENT · texte numérisé non relu

AUTREFOIS ACTUELLEMENT

Densité 1031 à 1032 1028 à 1030

Graisse 3.20 à 3.40 "q 2.S0 à 3-oo %

Matières solides 11.80 à 12.50 ^^ 10.50 à 11.00 %

depuis le mois de mai jusqu'au mois de décembre 1916, mais sans atteindre jamais aux quantités inscrites au programme. Ils s'élevèrent pendant ces huit mois à 2,888 tonnes, ce qui représente en moyenne 361 tonnes par mois. Ils continuèrent, mais avec des intermittences, pendant les quatre premiers mois de 19 17. Ils auraient dû comprendre 2,000 tonnes, ils n'en donnèrent que 1,524. Une partie considérable fut préparée en Hollande pour le compte de la C. R. B. au moyen de lait hollandais et de sucre de canne que la Commission fut autorisée à faire venir de New- York. Les envois cessèrent ensuite pendant six mois.

Le lait condensé n'avait jamais été considéré que comme im aliment d'appoint, destiné à suppléer à l'insuffisance ou, dans certaines régions, à l'absence de la production laitière. Dans toutes les grandes agglomérations où la chose était possible, on s'était efforcé, soit par des accords avec les cultivateurs, soit par l'exploitation d'étables en régie, de fournir aux œuvres de l'enfance, aux hôpitaux, aux hospices et aux malades le lait qui leur était nécessaire. Mais ces procédés n'étaient pas applicables partout. Ils ne l'étaient notamment pas dans les régions d'étapes, soumises à l'autorité des chefs militaires. Ailleurs ils ne donnaient souvent que des résultats incomplets. Pour assurer de façon certaine au moyen de la j^roduction locale le ravitaillement en lait de ceux qui ne peuvent se passer de cet aliment, il eût fallu monopoliser la vente du lait, opération qui est très difficile puisque le produit ne peut s'emmagasiner, qui se serait heurtée à une forte opposition de la part des producteurs et qui aurait offert à l'autorité occupante, dont la collaboration était indispensable, un moyen commode de détourner à son jirofit une partie du produit. L'importation du lait était donc nécessaire et constituait même pour certaines régions le seul mo5'en de ravitaillement.

Dans une lettre adressée le 30 août 1917 à la C. R. B., le Comité National lui exposa la situation dans laquelle le pays se trouvait et la pria de recommencer les importations de lait condensé qui étaient suspendues depuis le mois d'avril :

A l'approche de l'hiver, il est nécessaire d'augmenter notre programme d'importation de lait condensé. De toutes parts, nos Comités provinciaux nous en réclament avec insi.stance.

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