‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 76 sur 227 · IMPORTATION DE VIANDES · texte numérisé non relu

IMPORTATION DE VIANDES

hausse marquée des prix. Les directeurs de l'abattoir communal reconnaissaient dans un rapport dressé au début du mois d'octobre 1915 qu'il n'y avait pas pénurie de viande. Mais ils estimaient que la situation se modifierait au début de l'hiver quand la période d'engraissage en prairie serait terminée. Ils notaient que le nombre des veaux amenés au marché était en diminution et que la viande de porc commençait à faire défaut (i) .

Se basant sur ces renseignements que corroboraient ceux qui lui parvenaient d'autres régions du pays, le Comité National inscrivit les viandes conservées au programme des importations qu'il soumit à l'approbation du Gouvernement anglais au mois de décembre 1915. Il y prévoyait une importation mensuelle de 1,000 à 1,500 tonnes. Mais les considérations politiques qui déterminèrent à cette époque le Gouvernement anglais à restreindre les envois de graisse en Belgique, l'obligèrent à répondre par un refus à la demande du Comité National. L'intendance allemande faisait en Belgique d'importants achats de bétail pour nourrir les garnisons du gouvernement général et les troupes de l'armée de Flandre. Introduire de la viande en Belgique, c'était lui faciliter sa tâche en diminuant la concurrence que lui faisait la population civile belge. La rigueur de l'interdiction ne fléchit qu'en 1917, à raison de la disette qui

(i) M. Rasquin, ingénieur agricole, directeur du ravitaillement de l'arrondissement de Charleroi, a établi que la quantité de viandes abattues dans tous les abattoirs du pays fut de :

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