‹ L'alimentation de la Belgique par le comite nationalChapitre 77 sur 227 · ANNÉE · texte numérisé non relu

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Par suite de l'opposition de l'autorité allemande, cette statistique n'a pu être continuée.

régnait en Belgique où les envois d'outre-mer ne parv^enaient plus qu'avec une extrême difficulté. Il fut permis à la C. R. B. d'importer de Hollande en Belgique une quantité limitée de volailles, de viande de veau et de déchets de boucherie. Malgré les difficultés que présentait le transport de ces produits et la mise en consommation des déchets de boucherie, le Comité National profita avec empressement des autorisations qui lui étaient accordées et distribua à la poj^idation des quantités ■relativement importantes de ces divers articles.

Au mois de septembre 1917, le Comité National obtint des autorités dont le concours était nécessaire : le Foreign Office, le Gouvernement hollandais et le gouvernement général allemand, l'autorisation d'importer de Hollande 500 bêtes de boucherie. Mais à raison de la pénurie de lait qui commençait à se faire sentir, il demanda de substituer aux bêtes de boucherie des vaches destinées aux laiteries chargées d'assurer l'approvisionnement en lait des œuvres de l'enfance de l'agglomération bruxelloise.

Autres produits. — La liste des produits que le Comité National importa ou tenta d'importer en Belgique est trop longue pour qu'il soit possible d'en passer en revue tous les postes. Il convient cependant de signaler que le Comité National ne borna pas exclusivement ses efforts à fournir à la population des produits alimentaires. Il se préoccupa également de pourvoir à quelques autres de ses besoins, le plus souvent d'ailleurs infructueusement. Un de ces besoins attira de bonne heure l'attention du Comité National, c'est celui de l'éclairage. Dans les campagnes belges et dans les habitations pauvres des villes, le produit le plus généralement employé comme source de lumière est le pétrole qui, franc de droits, se vend à un prix très bas oscillant entre 13 et 18 centimes le litre. La consommation en est forte. Elle avait été en 1913 de 160,000 tonnes.

La guerre interrompit brusquement les arrivages d'Amérique et de Russie. Il existait dans le pays des réserves considérables appartenant aux sociétés d'importation et emmagasinées principalement à Anvers, mais une partie des dépôts d'Anvers fut détruite volontairement par l'armée belge quand elle abandonna

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