‹ L'alimentation de la France et les ressources coloniales ou étrangèresChapitre 10 sur 47 · Voir le numéro de juin (915 du Bulletin de la Société · texte numérisé non relu

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des viandes plus ou moins putréfiées — le mot y était — et provenant de bétail de valeur très inférieure.)

Comme nous le laissions entendre, e'est particulièrement dans le chapitre de l'alimentation carnée et du commerce des viandes, que nous allons constater dès maintenant une transformation profonde; non pas seulement en puissance, mais actuellement réalisée, des moyens d'alimentation de la France. Sans doute n'a-t-on bien voulu accepter cette transformation que très lentement, à l'instar de ce qui se faisait en Grande-Bretagne depuis si longtemps. On a renoncé enfin aux préjugés auxquels nous faisions allusion, et en constatant même, comme le faisait M. H. Hitier dans le Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'industrie nationale1 , que cette mise à contribution des viandes étrangères devait être précieuse pour la conservation de notre troupeau national, et permettre à nos éleveurs de « pratiquer la spécialisation, en se faisant moins fournisseurs directs de viandes pour le consommateur national, et plus fournisseurs d'animaux reproducteurs; soit pour les éleveurs indigènes, soit, ce qui vaut peutêtre encore mieux parce que le marché est plus large, pour les éleveurs étrangers ».

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