Numéro de juillet
La Grande-Bretagne, qui nous fournit plus particulièrement en matière de viandes cet exemple que l'on se décide enfin à imiter (depuis trente années et plus que nous réclamons l'élargissement des ressources alimentaires pour les Français), nous donne une admirable leçon à un point de vue beaucoup plus général, pour ainsi dire dans tout le domaine alimentaire.
Ce serait en effet une étude bien curieuse et concluante, mais qui réclamerait presque à elle seule un volume, que de constater ce que les Anglais demandent aux ressources extérieures, coloniales ou étrangères, achètent sur ces marchés comme denrées alimentaires de toute espèce. On s'en rendrait déjà compte simplement en consultant les statistiques commerciales du Board of Trade; on pourrait bien voir comment ce recours aux ressources extérieures s'est accusé avec la mise à contribution de la frigorification, qui fait partie des perfectionnements techniques dont nous signalions plus haut l'influence.
On ferait bien, dans ce but, de chercher des renseignements chez M. E. Gouault, secrétaire général de notre Association française du Froid, qui a étudié l'alimentation de l'Angleterre et les denrées frigorifiées1. Il insiste avec raison sur ce que l'accroisse-