‹ L'alimentation de la France et les ressources coloniales ou étrangèresChapitre 23 sur 47 · Voir notamment La Géographie, numéro de septembre · texte numérisé non relu

Voir notamment La Géographie, numéro de septembre

Si L ALIMENTATION DE LA FRANCE

8.000 ou 9.000 langoustes vivantes. M. L. Gain, lui aussi, a étudié les pêches maritimes dans cette région de l'Afrique1 ; il a montré la variété des poissons que Ton y peut recueillir en. abondance, et en abondance par conséquent venir apporter au consommateur français ; alors que du reste jusqu'à présent ce sont surtout des pêcheurs canariens qui ont profité des richesses ichtyologiques de la baie du Lévrier et d'une bonne partie de la région.

Dans une multitude de nos colonies, comme le montrait avec raison le Bulletin de la Ligue maritime*, on peut trouver des ressources alimentaires précieuses et abondantes pour l'alimentation française sous la forme des produits de la mer. En Tunisie par exemple la pêche est des plus fructueuses et peut le devenir davantage, d'autant que là souvent, pour certains poissons tout au moins, on fait quelque peu de la pisciculture, à l'imitation de ce qui se pratique sur les côtes italiennes. Ce sont seulement des pratiques douanières néfastes qui ont empêché le poisson tunisien d'atteindre nos marchés et nos estomacs comme il le devrait.

Du côté de la côte des Somalis et de Djibouti, la mer est particulièrement poissonneuse ; les indigènes, avec les moyens les plus élémentaires, obtiennent de

Page 1