‹ L'alimentation des animaux de la fermeChapitre 12 sur 48 · TABLEAU DES COEFFICIENTS MOYENS DES FOURRAGES BRUTS · texte numérisé non relu

TABLEAU DES COEFFICIENTS MOYENS DES FOURRAGES BRUTS

Foin de pré

Regain de pré.. .

Foin de trèfle . . ,

— luzerne

— sainfoin, Moyenne = 0,61

L’A^IMAL ET LA PLANTE

En prenant 0^60 comme coefficient des foins on ne s’écarte pas trop de la vérité, comme du reste on le verra plus loin.

Paille de blé 0,39

— seigle 0,37

— orge 0,43

— avoine 0,49

— vesces 0,44

— pois 0,52

— fèverolles 0,47

Moyenne = 0,44

0,40, en estimant toujours un peu plus bas pour ne pas se fourvoyer.

Balles de blé 0,51

— avoine 0,50

Silique de colza 0,56

Moyenne = 0,53

OU encore, pour la même raison, 0,50,

Ces trois coefficients généraux

Foin 0,60

Paille 0,40

Balles 0,50

sont trois grands points de repère.

Le foin est très-cher, et l’on veut, par exemple, le remplacer en partie dans la ration par de la paille ; la différence des coefficients 0,6 — 0,4 = 0,2 montre qu’il faut donner 20 0/0 de matières nutritives en plus pour avoir égalité de valeur alimentaire, en laissant de côté la question de volume qui n’est pas sans avoir une trèsgrande importance.

Cet exemple théorique suffit amplement pour montrer toute rimportance qu’a la considération des coef-

ficients de digestibilité dans la composition des râlions. Ges coefficients moyens, au point de vue de l’exacte vérité, laissent sans doute beaucoup à désirer, mais en s’en servant seulement comme point de repère, sans les considérer comme absolument invariables, on peut les utiliser avec grand avantage. Nous les donnons pour ce qu’ils valent : à défaut d'autres,

c. — De la digestibilité des matières protéiques.

Nous avons dit plus haut que la relation digestive P

a une grande influence sur la digestibilité engé-

néral et surtout sur celle des substances protéiques. Le temps est venu de préciser cette action sur ces dernières, et d’en donner la mesure.

L’étude de la digestibilité des matières protéiques est le point dominant de l’alimentation du bétail. En effet, si Ton peut dire avec raison que les matières azotées qui échappent à la digestion ne sont pas perdues entièrement pour le cultivateur, puisqu’il les retrouve dans le fumier, il n’en est pas moins évident qu’elles devront subir maintes transformations pour redevenir ce qu’elles étaient, changements qui demandent du temps, et entraînent nécessairement des déchets. Or, times is money{\) est un proverbe de la plus exacte vérité. D’autre part, si l’on parvient à utiliser la protéine au plus haut degré, il y a certainement production animale plus forte pour la même quantité brute, c’est là déjà un grand avantage ; mais de plus, le fumier n’est pas moins riche, car le fonctionnement

(1) Le temps, c*est de l’argent.

1, ANIMAL ET LA l'LANTE.

vital étant plus actif, U y a une élimination d’urée plus considérable. Et l’azote à l’état de sel ammoniacal est directement assimilable par les plantes, tandis que l’azote de la matière organique n’est disponible qu au bout d’un temps très-long. Time is money, je le répété.

Eh bien! en se basant sur un très-grand nombre d’expériences, faites par lui et d’autres savants (1), Stohmann a établi que, en même temps que la relation diqestive s'abaisse, le coefficient de digestibilité de a protéine diminue. C'est la découverte de cette loi qui rend tout à fait illusoire l’emploi des équivalents nutritifs d’après la teneur en azote des aliments ; c est là que gît l’écueil contre lequel est venue se briser cette théorie si commode, mais si fausse. G est à tel point, qu’on en était venu à donner une valeur différente à V azote dans les diverses substances alimentaires. Quoi qu’il en soit, Stohmann a donné la mesure de cette influence pour toutes les relations nutritives possibles, en se servant, pour les cas voisins et non expérimentés, d’une formule d’interpolation (2).

Ce sont les résultats par lui obtenus qui nous ont servi de base pour tracer la courbe-loi des variations

(1) Henneberg, G. Kühn, Aronslein, H. Schultze, Zehde, Bœber, Fleischer, Striedler, Hofmeister, Früling, Rost.

(2) La formule de Stohman est :

a est une variable que l’on détermine pour chaque série d’interpolation. H = (L -1-G7 P)*

Voici les valeurs de a avec les differentes relations digestives.

du coefficient de digestibilité de la protéine avec la relation digestive, que nous donnons iei.

Usage de la courbe. — Les chiffres 2, 3 20 dis-

tant de 1 centimètre les uns des autres représentent les

dénominateurs de la relation digestive etc.

Les nombres des lignes pointées représentent les

Pour avoir Vcc correspondant a un H intermédiaire, on fait la différence entre l’a supérieur et Ta inférieur, on divise par 10 et on multiplie par le chiffre décimal. La colonne d indique les différences: 10, et montre qu’en prenant 8,9 pour différence constante on ne commet qu’une faible erreur.

a 0,78 + 0,29 — 1,07 pour H = 2,3

l’animal et la plante.

coefficients exprimés en centièmes. Chaque ligne est distante de 5 millimètres de ses voisines. Ceci pose, soit à chercher le coefficient de digestibilité de la protéine de la relatioiip=i On suit la perpendiculaire indiquée 8 jusqu’à la courbe, et la ligne pointée qui est la plus rapprochée du point d’intersection. C’est la ligne 53 qui ici coïncide avec ce point. Donc le coefficient est 0,53.

Pour la relation^ on remonte la perpendiculaire

intermédiaire à 6 et 7. Elle rencontre la courbe à la ligne 58. C/)— 0,58.

Pour la relation ~ on remonte la perpendiculaire

4 2 que l’on obtient en plaçant une règle parallèlement à’ia ligne 4, et à 2 millimètres. Elle rencontre la courbe à 3/2 millimètre au-dessus de la ligne 68. C=0,683.

La courbe que nous venons de donner a sur les tableaux de chiffres l’avantage de parler aux yeux et de donner de suite une idée d’ensemble sur la marche du coefficient.

Soit à chercher le coefücient d’uii foin ainsi conposé :

Proteine

Matières hydrocarbonées

Gp =

CP= JTj = 0.526 Cp = 0,53

PIŒMIÈRE PARUE.

Elle peut donner la mesure approximative de Finfluence de Fâge sur la puissance digestive des animaux pour la protéine, puisque, comme nous le verrons plus loin, à chaque âge convient une relation digestive particulière.

Puisque les plantes changent en grandissant de composition relative, le coefficient de digestibilité de la protéine varie par conséquent avec l’âge des plantes, et la courbe en question montre toutes les phases de ce changement.

On avait donné avant Stohmann des formules pour calculer les coefficients de digestibilité de la protéine d apres la composition des aliments j la suivante, d’Henneberg, sans atteindre l’exactitude des coefticients de Stohmann, donne cependant des résultats qu’on peut utiliser :

h somme des matières grasses et des glucosides.

H somme des matières hydrocarbonées.

Ces généralités étant posées, nous allons passer en revue la digestibilité absolue de la protéine dans les différents groupes d’aliments.

Les coefficients que nous donnons, obtenus par l’expérience-, se rapportent à des qualités spéciales d’aliliments. Aussi avons-nous cru indispensable, pour ne pas donner d idées fausses, d’indiquer en meme temps la composition des aliments expérimentés.

Il est bon aussi de faire remarquer que les animaux étaient soumis a la ration d’entretien, et que, par conséquent, ils utilisaient au maximum les principes nutritifs de leur ration.

l’aniwal et la plante. 74

DÉSIGNATION

des

aliments.

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