‹ L'alimentation des animaux de la fermeChapitre 15 sur 48 · TOTAL · texte numérisé non relu

TOTAL

GLUCOSIDES -j- GRAISSE.

Pnille (Cnvoinc. . . .

— dn lil(*

— do fèves . . .

Foin de trèfle. . . .

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l’animal et la plante. 79

Il se fait donc entre ses deux classes de principes une remarquable compensation.

f. — Digestion des matières minérales.

La dig*estion des matières inorganiques solubles ne présente aucune difficulté. Elles passent directement dans Ig sang, absorbées par les chylifères. Quant aux autres, il est fort probable qu’elles sont expulsées par les excréments, telles qu’elles ont été ingérées. Ce- ])cndant la présence de l’acide chlorhydrique dans l’estomac pourrait autoriser à croire que certains sels solubles dans cet acide peuvent être digérés.

Des expériences faites par Lehmann, sur la distri* bution directe de la poudre d’os aux veaux, semblent confirmer cette manière de voir. En effet le phosphate des os a été assimilé, malgré son insolubilité dans l’eau. Il peut se faire que ce soit à l’état de phosphate bicalcique , provenant de faction de f acide chlorhydrique sur le phosphate tricalcique. Quoi qu’il en soit, les expériences de Lehmann autorisent à conclure que si les aliments ne renferm'Uit pas assez de matières phosphatées, il est bon d’ajouter de la poudre d’os et de la poudre de pliosphates minéraux (1).

(!) A uno raLiüii comiJosc ;

1 kilogi'. orge moulue,

1 — louiTeaux de colza,

' 4 — foin de Héole haché,

petit lait

par quintal vivant, il ajoutait de poudre d’os. I/aniinal

assimila plus do moitié de Tacide phosphorique, 5/7 de la chaux et i/o de la magnésie de la poudre d’os.

G. Préparation des aliments.

La préparation des aliments a pour but de les mettre dans un état tel que les sucs digestifs agissent sur eux à leur plus haut degré d’activité. Toutes les manipulations qu’on leur fait subir ont pour effet immédiat, et de diminuer le travail des organes, et d’augmenter leur effet nutritif, en leur donnant un goût plus agréable qui excite Pappétit, et en leur faisant acquérir une digestibilité plus grande, qui augmente d’autant la valeur de la substance alimentaire.

Pour arriver là, on emploie trois grands moyens que nous allons examiner successivement, et qui sont :

c?. la cuisson ; h, la fermentation; c. la division.

a, — La cuisson.

La cuisson des foins, des pailles, amollit considérablement toutes leurs parties nutritives, les rend plus facilement diffusibles. Par là leur valeur alimentaire se trouve augmentée dans la proportion dont s’est accru le coefficient de digestibilité. La façon la plus énergique d’opérer dans ce cas, est de soumettre, dans un vase clos, les fourrages à l’action de la vapeur. Quand on opère à l’eau bouillante, la transformation est moins active. — L’eau qui, dans les deux modes d’opérer, se trouve intimement mélangée aux fourrages, traverse beaucoup moins vite les muqueuses digestives que l’eau des boissons, et aide dans festomac la désagrégation des aliments.

La cuisson des [lommes de terre change leur valeur nutritive. Crues, elles procurent une abondante sécré-

L*ANIMAL ET LA PLANTE

tion d’im lait riche en eau et pauvre en beurre, tandis que cuites, le lait qu’elles fournissent est moins abondant, mais la quantité de beurre totale est plus grande. Les pommes de terres cuites poussent à la graisse, parce que l’abondante fécule qu’elles contiennent se trouve dans un état très-favorable à la transformation adipeuse.

La cuisson des grains ramollit leur écorce, rend facile leur mastication et leur attaque par la salive et les sucs gastrique et pancréatique. Quand on donne aux ruminants, et aussi aux animaux monogastriques, des grains sans les avoir traités d’une manière quelconque, pour briser leur écorce ou la rendre plus molle, on en retrouve beaucoup d’entiers dans leurs déjections.

Mais la cuisson des fourrages, des racines et des grains demande une certaine dépense de combustible, et il s’agit de bien examiner, quand on l’entrepend, si les frais seront dépassés par l’augmentation de l’effet nutritif.

C’est surtout dans les mauvaises années de fourrages, où cette pratique est avantageuse. On est alors obligé de remplacer une grande partie du foin par de la paille, et la cuisson de celle-ci permet de diminuer celui-là d’une plus forte quantité, sans augmenter le poids et le volume de la première.

b, — La fermentation.

La fermentation, quand elle est bien conduite, procure les mêmes avantages que la cuisson, et même de plus grands, en ce sens qu’elle est plus économique. Par la fermentation, en outre, certains principes nutri-

8^ PiŒWlÈUE PAKTIE.

iils, parliculièreinent les hyclrales de carbone, subissent des transformations chimiques qui sont très-favorables à Taction digestive, et qui, en meme temps, font rechercher plus avidement ces substances par les ruminants et les cochons.

c. — La division.

L’égrugeage des grains a un effet plus complet encore que la cuisson sur leur complète utilisation.

ÏjQ hachage des foins et des pailles rend leur mastication plus facile, et permet de les mélanger parfaitement avec les autres aliments, en même temps que leur gaspillage devient moins grand. Rien que cette dernière considération rend avantageuse la pratique du hachage des fourrages verts.

Les racines et les tubercules doivent nécessairement être découpés en tranches plus ou moins grosses, ou dé])ulpés, pour que Ton puisse les mélanger avec les balles et les siliques.

Mais en général la combinaison de ces trois moyens cnire eux donne les meilleurs résultats.

C’est ainsi que, en combinant la division à la fermenT tation, on peut conserver pendant de longs mois des mélanges judicieux do fourrages verts et secs, par la })rali(|ue des silos.

Dans la préparation des rations d’hiver, on i)cut, j)our activer la fermentation toujours asse;^ lente à se déveIoj)j)cr, arroser les mélanges d’aliments d’beau ciiaude, ou avec une partie de substances traitées \rdv la vapeur.

Nous reviendrons dans la seconde i)artie sur la pra--

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tique de ces opérations à propos de chaque genre d’alimentation.

d. — Condiments.

Il convient d’abord de définir ce que l’on entend par condiment.

Le condiment est toute chose qui impressionne agréablement le système nerveux de l’appareil digestif, car elle favorise par là le fonctionnement de celuici, et le rend aussi complet que possible.

Une substance peut donc être condiment, sans qu’elle ait aucune propriété nutritive.

Ainsi il y a des condiments purement moraux. La vue d’une table bien servie, une aimable réception, la musique pendant le repas, sont autant de choses qui influent favorablement sur la digestion. Une nouvelle fâcheuse, un trouble, sont, au contraire, des condiments négatifs, en ce sens qu’ils agissent d’une manière directement opposée.

Eh bien ! pour l’animal aussi, le condiment moral existe. Lorsque l’étable est proprement tenue, la nourriture agréablement présentée, la digestion de l’animal est évidemment meilleure, surtout lorsqu’à la fois le personnel lui prodigue des soins affectueux et bien entendus.

Il suit donc de là, que le caractère du personnel est un facteur du coefficient de digestibilité ; et c’est l’exemple d’une de ces circonstances influentes multiples, dont on ne peut tenir compte dans l’expériiiienlatiori.

Quoiqu’il en soit, on peut dire, en se plaçant au point de vue purement matériel, que toute substance csL condiment, que les animaux prennent avec plaisir.

PIŒMIÈP.E PAKTIE.

Chacun sait que l’on a discuté longtemps sur l’utilité du sel dans les rations alimentaires, et que l’on a accm mulé à ce sujet un monceau de faits contradictoires. Eli bien ! la définition ainsi posée résout nettement la question et coupe court à toute discussion. Le sel est pris avec plaisir par tous les animaux, en quantité plus ou moins forte; tout le monde est d’accord là-dessus. Donc le sel est un condiment ; qu’il agisse comme élément nutritif ou non, le sel est utile dans les rations.

Outre le sel marin (Na Cl), il n’y a guère que quelques plantes sapides et odorantes des prairies qui soient reconnues comme substances condimentaires chez les animaux. Mais on peut cependant affirmer hautement que les dérivés alcooliques de la fermentation, les dérivés acides, son4 des condiments de premier ordre pour les ruminants et les cochons. On peut citer parmi ces dérivés : les alcools, leurs éthers, les acides qui en dérivent.

r Calcul des ratio*ns

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