MA
TIÈRES
sèches.
Foin et trèfle vert
Trèfle vert
Pommes de terre et foin
Foin et trèfle vert*
Trèfle vert *
Foin
Trèfle vert *
Navets
Betteraves
Pommes de terre
Topinambours
Foin et tourteaux
* Autre vache.
C’est la proportion de matières grasses qui offrent chez la vache les plus grandes variations.
Celles du caséum ue sont pas considérables. Le sucre de lait augmente à mesure qu’on s’éloigne du part.
La conclusion est donc que la nature des aliments
DEUXIÈME PAUTIE.
lo8
consommés n’exerce pas une influence bien marquée sur la constitution chimique du lait.
Une nourriture abondante et suffisamment riche est indispensable pour que les bêtes laitières puissent donner d’abondants produits. Mais si la quantité de lait produite journellement est proportionnelle dans certaines limites à la richesse de la ration en protéine, il n’en est pas moins vrai qu’au delà de ces dernières, la présence des matières azotées dans la ration ne se fait nullement sentir dans le sens qu’exige la spéculation que l’on fait. La teneur de la ration en protéine doit être en harmonie avec l’aptitude de la machine, et tout ce qui dépasse la limite supérieure de celle-ci est perdu pour la spéculation. C’est la relation digestive qui donne la mesure de la richesse centésimale des rations, parce qu’elle est l’expression même de l’aptitude fonctionnelle de l’animal. Quant à la quantité absolue que doit recevoir un sujet, l’expérimentation a déterminé les limites entre lesquelles elle doit varier pour que le rendement soit le plus rémunérateur.
La preuve de l’existence de la limite supérieure est surtout ici nécessaire: parmi les nombreuses expériences faites à ce sujet, nous en citerons une de G. Kühn, qui est d’une netteté remarquable.
Une vache pesant 400 kilogr. a reçu dans une première période du trèfle vert à volonté, et sa consommation moyenne a été de 65 kilogr. 15 par jour. L’analyse du trèfle a montré qu’elle absorbait ainsi par quintal vivant :
de protéine
Û^15 de graisse ^
1*^,4! de glucosides ^ ’
de ligneux, etc. ^
CALCUL DES RATIONS
L’animal a donné par kilogramme de matière sèche consommée 960 grammes de lait.
Dans une seconde péiiode, on remplaça 1/5 des substances sèches du trèfle vert par de la paille, et la bête consomma par jour et par quintal vif :
Et la sécrétion lactée fut par kilogramme de matière sèche de 920 grammes.
Dans les deux périodes, la lactation a été la même, surtout si l’on remarque que la seconde était plus éloignée de la mise bas, et la quantité de beurre n’a pas varié.
Donc avec une ration coûtant moins cher on a obtenu un fonctionnement plus économique, puisque le rendement a été relativement le même.
On verra plus loin que dans le deuxième cas encore, la quantité de protéine était trop élevée aussi, et qu’elle aurait pu sans inconvénient être abaissée plus bas.
La base fondamentale des rations est, comme nous l’avons démontré, la relation digestive. C’est à sa détermination que l’on doit avant tout s’attacher. La production du lait étant une formation de cellules, demande une relation plus forte. Celle-ci ne doit jamais pour les bêtes adultes atteindre le degré de faiblesse qui est l’indice de la ration d’entretien. Pour les jeunes bêtes la relation doit être en rapport avec l’âge. Et la difficulté n’est pas grande, dans une étable où l’on a des
0^^,48 de protéine 0*^,1! de graisse 1^%40 de glucosides 0*%70 de ligneux, etc. y
5“ Calcul des rations.
DEUXIÈME PaKTIE.
animaux d’àges différents, de leur donner à chacun une alimentation convenable pour leur degré de développement. 11 suffit en effet de donner comme supplément au mélange général, des quantités d’aliments concentrés variant avec les besoins de chaque individu qui ne rentre pas dans la situation principale de l’étable.
D’une manière générale, la relation digestive doit varier pour les bêtes laitières adultes de 1 : 8 à 1 : 10,
le rapport adipo-protéique étant de - à - , et celui des glu-
cosides au ligneux 1 ou Il n’est pas nécessaire
d’insister davantage sur ce sujet ; les considérations qui servent de point de départ à l’établissement des rapports sont déjà bien connues du lecteur. Du reste les expérimentateurs allemands sont arrivés à des résultats identiques. Les données de F. Villeroy, d’E. Wolff, de J. Külm doivent s’interpréter ainsi. L’expérimentation et l’observation ont donc conduit aux mêmes résultats des deux côtés du Rhin.
Voici les limites expérimentales des quantités de protéine et de graisse qu’il est le plus convenable de donner d’après les Allemands :
Protéine O'", 25 à 0*^,30 par quintal vif.
Graisse à O^^jlO.
D’après les expérimentateurs français la moyenne serait pour la protéine de 0,24 ; ils ne s’inquiètent pas du reste.
Avec ces repères et la connaissance de la loi des relations, il est très-facile d’établir une ration convenable et économique, à condition que l’on n’oublie pas toute
CALCUL DES RATIONS. 161
rimportance de l’acide phosphorique, de la chaux et des alcalis.
D’après ce que l’on sait sur la répartition de ces matières dans les végétaux, on peut en général ne pas s’en inquiéter. Mais toutefois, il est prudent d’exercer un contrôle des rations à ce point de vue. On y arrivera facilement au moyen du tableau suivant :
ALIMENTS