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MATIÈRES GRASSES

Les matières grasses sont insolubles dans l’eau, mais, comme on le sait, solubles dans l’éther et le sulfure de carbone. On les rencontre en plus ou moins grande quantité dans toutes les plantes, mais abondamment surtout dans les graines oléagineuses et les résidus qui en proviennent. Elles comptent parmi les éléments nutritifs les plus actifs ; avec les matières protéiques, elles prennent une part importante à la formation et à la nutrition des tissus. Au point de vue du travail de la digestion, elles ont une influence très-

siicciniqiic. La transformation du glucose en acide butyrique pourrait Gtre déterminée par la chaux, d’après M. Maumené.

(1) Formule des corps gras : Oléine Gg Ho

glycérine acide oléique

Margarine : Cg H g O"*, 8 Q5 ; Stéarine : Cg II'» O"»

ne. niargnriq.

aC5G II'..»; OL ne. stéarique

(“21 Trailô do zoolochnic, p. oOM.

sensible sur la transformation de la protéine en substance diffusible.

Ces matières importantes renferment de l’hydrogène en excès. Elles ont, par conséquent, un pouvoir calorifique bien plus grand que les hydrates de carbone à poids égal. D’après Boussingault, leur composition moyenne est la suivante :

Carbone .... 1\) )

Hydrogène.. 11 ? — 100.

Oxygène.... 10 )

Elles contiennent donc 9,75 d’hydrogène libre. Par conséquent leur combustion dégage autant de chaleur qu’un même poids de carbone pur.

G. — Matières minérales.

Toutes les plantes, comme on l’a vu plus haut, renferment des matières minérales, et Ton sait que celles-ci sont indispensables à la formation de l’organisme vivant. Les substances inorganiques que l’on rencontre le plus abondamment dans les végétaux sont précisément celles que l’on trouve dans le sang. Ce sont en effet : la chaux, la magnésie, la potasse, la soude et Toxyde de fer ; l’acide phosphorique, l’acide sulfurique et le chlore. Tous ces corps, nous le savons, sont indispensables, et la privation de l’un d’eux peut entraîner la mort; mais tous ne sont pas nécessaires en même quantité : c’est l’acide phosphorique et la chaux qui ont le plus d’importance sous ce rapport, parce qu’ils forment la base du système osseux.

Or, nous avons dit précédemment que, dans le corps animal, les matières protéiques sont toujours associées

l’ani^jal kt la plantl.

à une certaine quantité de phosphore; il en est de même dans les plantes, puisque plus un végétal est riche en matière azotée, et plus aussi il contient d’acide phosphorique dans sês cendres.

Le tableau suivant, dressé d’après les analyses les plus connues des fourrages, est destiné à mettre cette vérité en évidence.

DÉSIGNATION

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