MOIS
(fleischmann)
(fleischmann)
(moyenne
DES auteurs)
Grammes.
Grammes.
Grammes.
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Augmentation quotidienne du poids de l'enfant suivant qu'il est élevé au sein ou au biberon.
On voit, par l'examen de ce tableau, que les auteurs ne sont pas d'accord sur le poids exact de l'accroissement quotidien, les chiffres qu'ils donnent varient toujours entre eux de quelques grammes, ce qui tient sans doute à ce que tous n'ont pas observé dans les mêmes conditions.
Dans le second des tableaux ci-dessus nous donnons une moyenne de l'augmentation quotidienne du poids de l'enfant et l'augmentation de ce même poids d'après Fleischmann, suivant que l'enfant est élevé au sein oo au biberon.
Il résulte de ces chiffres que, jusqu'au quatrième mois, l'enfant élevé au sein s'accroît plus rapidement que l'enfant élevé au lait de vache; à partir de cette époque, tout l'avantage reste à ce dernier. Sutils, dont les travaux font autorité en cette question, est arrivé aux mêmes résultats, et il a constaté que c'est vers le milieu de la première année que les enfants élevés au biberon prennent leur marche régulièrement ascendante.
Tout enfant, quel que soit son mode d'élevage, doit être pesé quotidiennement au début et plus tard toutes les sem.aines au moins. Les chiffres obtenus seront consignés sur une feuille spéciale où se trouve tracée en pointillé la courbe d'accroissement normal, afin que, par comparaison, d'un seul coup d'œil, on puisse se rendre compte de l'augmentation ou de la diminution du poids. Les pesages réguliers sont encore plus nécessaires pour l'enfant élevé au biberon : ici, en effet, les écarts de régime sont plus fréquents, et ce sera la balance qui avertira la mère du danger que court l'enfant, que celui-ci soit suralimenté ou pâtisse de la faim. Le plus souvent ce sera la suralimentation que l'on constatera : les tracés exceptionnellement élevés appartiennent presque toujours au biberon.
Une simple balance à bascule dont on remplace un plateau par une corbeille ou un petit berceau en osier, suffît pour pratiquer le pesage. Des appareils spéciaux, néanmoins, ont été inventés pour faciliter l'opération; ils se trouvent dans le commerce sous le nom de pèsebébés. Les principaux sont ceux d'Odier et Blache, de Bouchut, de Groussin et de Sutils. Le pèse-bébé de Sutils est particulièrement avantageux à cause de son peu de volume et de la double indication qu'il donne, à savoir : le poids réel de l'enfant et son poids moyen suivant son âge diaprés l'auteur. Du reste, nous ne saurions mieux faire, pour ceux qui désirent de plus amples détails sur cette importante question, que de les renvoyer au Guide pratique de pesage pendayit les deux premières années^ à l'usage des médecins inspecteurs^ publié par le docteur Sutils, ouvrage précieux et qui devrait se trouver entre les mains de tous les médecins.
Nous croyons utile de signaler le stratagème employé par une nourrice fîn-de-siècle pour que le nourrisson présentât une augmentation régulière de poids. Elle avait soin de farder l'enfant avec du rouge volé à sa maîtresse; puis, tous les matins, quand le nourrisson était sur le point d'être placé sur la petite bascule, elle lestait ses langes d'un poids qu'elle augmentait progressivement suivant les données de la science : avis aux mères de famille qui se déchargent si facilement sur des mercenaires des soins qui leur incombent.
La taille. — Un enfant qui vient de naître a une taille moyenne de 50 centimètres, c'est-à-dire une taille représentant à peu près le tiers de la taille définitive. La taille des filles est en général inférieure à celle des garçons de quelques centimètres, et cette différence se
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maintient et s'accentue même darant tout le temps de la croissance.
. L'accroisement est maximum pendant la période où l'enfant est nourrisson. Plus l'enfant est jeune, plus il grandit rapidement : la taille s'accroît de 40 millimètres dans le premier mois, de 37 dans le second, de 20 dans le troisième, de 10 à 15 dans les mois suivants, si bien qu'à la fin du douzième mois, l'enfant s'est accru de 40 0/0 de sa longueur primitive, soit de 20 centimètres. Dans la seconde année, la taille augmente de près de 15 0/0, soit de 10 centimètres ; et dans la troisième année d'environ 8 0/0, soit de 7 centimètres. A cette époque, l'enfant a acquis déjà la moitié de la hauteur qu'il est destiné à atteindre : ces chiffres sont ceux d'Uffelmann, c ils s'écartent un peu de ceux que nous donnons dans le tableau ci-dessous résumant la moyenne des chiffres indiqués par divers auteurs.
A la naissance 48 à 52 centimètres.
A un an 64 à 68 —
A deux ans 75 à 19 —
A trois ans 83 à 87 —