‹ L'alimentation des nouveau-nésChapitre 4 sur 60 · XII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XII PRÉFACE

même encore aujourd'hui, le chiffre de 34 0/0, soit plus du tiers des enfants de cet âge. Nous ne parlons pas des chiffres accusés par les statistiques d'il y a cinquante à soixante ans, alors que l'hygiène infantile était ignorée ou considérée comme lettre morte, tellement elle était négligée. On frémit lorsqu'on songe que ces chiffres se sont élevés dans certaines régions à la proportion effrayante de 95 0/0.

Si nous jetons un regard sur le tableau de la mortalité infantile des principales nations de FEurope, nous constatons, non sans plaisir et sans un vif sentiment d'orgueil national, que la France occupe dans ce tableau un rang très honorable; elle figure au nombre des pays où la mortalité infantile est la moindre. Le tribut payé à la mort par nos enfants est néanmoins encore trop élevé, et nous devons faire tous nos efforts pour le diminuer chaque année. En comparant les résultats obtenus pour les premières années à ceux qu'un semblable calcul donne pour les dernières années de la vie humaine, on acquiert la navrante conviction qu'un enfant nouveau-né a, chez nous, moins de chances de vie, pendant la première semaine, qu'un homme de quatre-vingt-dix ans, et à peine autant qu'un octogénaire durant la première année qui suit la naissance.

Le Congrès international d'hygiène, tenu à Paris en 1889, a recherché quelles étaient les causes qui paraissaient influer le plus sur l'excessive mor-

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