ALIMENTS DIVERS
Huile de foie de morue. — L'emploi de l'huile de foie de morue pour l'alimentation des volailles est une pratique acceptée à l'heure actuelle. On sait que les volailles ont un très grand besoin de vitamines A et D, et on sait également que l'huile de foie de morue de bonne qualité est la meilleure source pratique de ces vitamines. Elle est essentielle en tout temps pour les oiseaux qui sont tenus en réclusion, loin de la lumière du soleil, et elle devrait être employée pour tous les oiseaux, d'octobre à mars inclusivement, car les rayons du soleil ne contiennent pas beaucoup de rayons ultra-violet (l'équivalent de la vitamine D) à cette époque. On sait que l'huile de foie de morue prévient le rachitisme et qu'elle encourage la croissance tout en améliorant la ponte, la qualité des coques d'œufs et l'aptitude des œufs à l'éclosion.
Huile de pilchard (sardines)*. — Les recherches qui ont été faites sur la ferme ont permis de constater que cette huile produite sur la côte de la Colombie- Britannique est aussi bonne que l'huile de foie de morue; elle fournit les vitamines A et D à la ration et peut donc remplacer l'huile de foie de morue.
Il vaut certainement mieux acheter une huile qui a été soumise à un essai biologique, c'est-à-dire qui a été essayée sur des rats ou sur des poussins par le fabricant, et qui s'est montrée riche en ces vitamines. Il se produit également quelques huiles de foie de morue qui sont si rances, si peu appétissantes, qu'elles ne conviennent pas pour l'alimentation malgré leur richesse en protéine. Ces huiles sont généralement produites par la décomposition des poissons exposés au soleil.
Gravier. — Dans les conditions de libre parcours, les volailles ramassent de grandes quantités de petites pierres cassées d'une sorte ou de l'autre. Nous savons aujourd'hui, cependant, qu'il ne faut que très peu de gravier pour le procédé de la mastication, car on a trouvé du gravier qui était resté dans le gésier pendant au moins deux ans lorsqu'on ne donnait qu'une sorte d'aliment, le broyage normal et l'assimilation des aliments se faisant normalement. Si les volailles consomment beaucoup de gravier c'est plutôt peut-être parce qu'elles ont besoin de matières minérales que parce qu'elles ont besoin de matériaux pour les aider à broyer leurs aliments.
Charbon de bois. — Le charbon de bois n'est pas un aliment au sens de ce mot, mais il est employé pour ses hautes qualités absorbantes. Il absorbe les gaz et les sous-produits nuisibles à la digestion et tient la voie digestive en bon état. Il faut le mettre dans des trémies à la disposition des volailles pour qu'elles y puisent librement.
Sel d'Epsom (sulfate de magnésie). — Le sel d'Epsom est utile comme laxatif ou purgatif suivant la quantité qui en est donnée. Il ne faut en donnei que lorsque les volailles en ont besoin, c'est-à-dire lorsqu'elles paraissent mal se porter et que leur digestion ne se fait pas bien, et seulement en petites doses. La quantité pour les poules adultes ne doit pas dépasser 12 onces par cent oiseaux dans une pâtée molle, et pour les volailles en cours de croissance de 3 à 8 onces par 100 poussins.
Condiments. — Pour les volailles affaiblies par une maladie, un tonique d'une bonne composition peut être utile comme stimulant temporaire, pour aider à passer une mauvaise période, mais les condiments, même les meilleurs, ne peuvent augmenter la ponte; tous les essais qui ont été faits ont démontré leur inutilité sous ce rapport, et ce genre de produits ne peut être recommandé pour l'alimentation des volailles.
Voir note au bas du tableau 1.