LES GRAINS ET LEURS SOUS-PRODUITS
Les grains le plus généralement employés pour l'alimentation des volailles sont le blé, le maïs (blé d'Inde), l'avoine et l'orge, et leurs sous-produits. On emploie aussi plus ou moins d'autres grains, comme le sarrasin, le seigle, le riz, le millet, les pois, les graines de tournesol et quelques autres pour des fins spéciales ou dans les districts où il se fait une grande culture de ces plantes. Nous passerons ici en revue les grains les plus importants et nous les examinerons un par un au point de vue de leurs mérites relatifs, particulièrement en ce qui concerne leur adaptation aux rations des volailles. Les sous-produits du grain sont soumis aux règlements de la Loi de 1937 sur les aliments du bétail, où ils sont définis.
Blé
Le blé est le grain le plus employé pour l'alimentation des volailles au Canada, parce qu'il s'en fait une grande culture en ce pays et que c'est une excellente nourriture. Comme il renferme une proportion moyenne de 13-1 p. 100 de protéine, il est supérieur, sous ce rapport très important, à l'avoine qui n'en contient que 12 p. 10, à Forge (11-8 p. 100) et au maïs (9-8 p. 100). En réalité, la teneur du blé en protéine varie beaucoup suivant l'origine, la hauteur de pluie, etc.; dans certaines régions cette teneur va jusqu'à 18 p. 100. Contrairement à l'avoine et à l'orge, le blé renferme très peu de cellulose (fibre). Le blé est riche en extraits non azotés (généralement de l'amidon ou fécule) ; il est très digestible, et la digestibilité totale de ses principes nutritifs est un peu plus élevée que chez les autres grains mentionnés. Il contient des substances minérales très variées, de même que les autres céréales mentionnées, mais ces substances ne sont pas toutefois en concentration suffisante pour satisfaire à la nutrition normale chez la plupart des animaux. N'ayant pas de balle, il est très appétissant pour les volailles, et celles-ci le préfèrent à la plupart des autres céréales à cause de cela. Seul le maïs jaune lui est supérieur en ce qui concerne la proportion de vitamines. Le blé gelé ou ridé est encore d'un goût très agréable et il est souvent même plus riche en protéine que le blé sain.
Les essais d'alimentation effectués sur les volailles ont démontré que le blé de qualité inférieure vaut le blé de haute qualité meunière pour la production •des œufs.
Sous-produits du blé.— Les sous-produits du blé sont extrêmement utiles, spécialement ceux qui sont formés des couches extérieures du grain et du germe, parce qu'ils renferment des protéines de meilleure qualité et une plus forte concentration de vitamines que le grain entier.
Son de blé. — Ce produit consiste surtout de l'enveloppe extérieure du grain; il est riche en protéine de bonne qualité et renferme de la cellulose (fibre) en quantité modérée. Il est très utile dans les pâtées des volailles, non seulement en raison de ses qualités nutritives, mais aussi de son volume, qui donne une texture plus ouverte aux moulées de céréales qui sans cela seraient pâteuses. Egalement, l'apport de cette nourriture volumineuse est plus avantageux pour la voie digestive.
Petit son de blé ou gru rouge. — D'après la Loi de 1937 sur les aliments du bétail, ce produit "est composé de fins fragments de son, de germes et d'une faible proportion de farine fibreuse ou de basse qualité, séparés au cours des procédés habituels de la meunerie". Le gru rouge est plus riche en protéine que le son. il contient un peu plus de matière grasse et moins de fibre. C'est à cause de cette faible proportion de fibre qu'il est généralement employé pour remplacer
m dans les mélanges d'aliments pour les jeunes poussins. Un fait importanl dans l'évaluation de ce sous-produit est sa teneur relativemenl élevée en vitamines P>-cnmplexe.
Germe de blé. — C'est là "l'embryon, avec une proportion d'au plus 25 p. 100 autres parties de L'amande du blé". La farine de germe de .blé est particulièrement riche en vitamines; c'est pour cette raison qu'elle est fort employée dans la préparation d'aliments spéciaux, riches en vitamines, pour la nourriture de l'homme, ce qui fait qu'il est difficile de s'en procurer pour l'alimentation du bétail et qu'elle coûte assez cher. C'est un aliment qui a d'excellentes propriétés nutritives; il est riche en protéine, contient peu de fibres et peut être employé utilement dans les mélanges pour les poussins quand on peut s'en procurer.
Pain. — Le pain rassis est un bon aliment, surtout pour les jeunes poussins.
Drêche de blé. — Etant donné que l'on emploie plus de blé dans l'industrie de la brasserie, ce produit se trouve en quantité de plus en plus grande. Il a une forte teneur protéique (27 p. 100) et constitue une source passable de riboflavine. Il est assez riche en cellulose et s'incorpore de façon satisfaisante aux pâtées lorsqu'il est employé comme succédané ou supplément de sous-produits? comme le son et le petit son ou gru rouge. Il est relativement riche en riboflavine, ce qui est d'importance particulière dans les régions où les produits laitiers sont difficiles à obtenir ou trop chers.
Criblures de blé. — Le blé qui sort de la batteuse contient de petites graines de blé cassées ou ridées, des graines de folle avoine, de renouée liseron (sarrasin sauvage), de moutarde et des balles, etc., toutes séparées du bon grain avant la mouture et appelées "criblures". Naturellement, la composition de ces criblures est fort variable; celles qui contiennent une forte proportion de blé, d'avoine et de sarrasin sont bien supérieures à celles qui se composent surtout de graines de mauvaises herbes, de balle, etc. La loi de 1937 sur les aliments du bétail prescrit pour les criblures renettoyées, des types modèles désignés par les expressions "criblures à bétail n° 1", "criblures à bétail n° 2", comme suit: —
Criblures à bétail n° 1 (No. 1 Feed Screenings) se composent de sarrasin sauvage (renouée liseron) et de grain ridé, et peuvent contenir de petites proportions d'autres graines de valeur alimentaire et de grattures (scourings) de blé. Ces criblures ne doivent pas contenir plus de 7 p. 100 de cellulose (fibre) brute, pas plus de 3 p. 100 de petites graines de mauvaises herbes, de balle et de poussière combinées, pas plus de 5 p. 100 de neslie (bail mustard), pas plus de 6 p. 100 de petites graines de mauvaises herbes, de balle, de poussière et de neslie combinées, pas plus de 8 p. 100 de folle avoine, et doivent être non échauffées et saines.
Les criblures à bétail n° 2 (No. 2 Feed Screenings) se composent de criblures de grain, avec ou sans grattures de blé; elles ne doivent pas contenir plus de 11 p. 100 de cellulose (fibre) brute, pas plus de 3 p. 100 de petites graines de mauvaises herbes, de balle et de poussière combinées, pas plus de 10 p. 100 de neslie, pas plus de 10 p. 100 de petites graines de mauvaises herbes, de balle, de poussière et de neslie combinées, pas plus de 49 p. 100 de folle avoine, et doivent être non échauffées et saines.
Les criblures non nettoyées (Uncleaned Screenings) se composent de criblures de grain exclues des catégories ou des qualités qui précèdent à cause de leur teneur en graines de mauvaises herbes, en balle ou en poussière, mais contenant au moins 35 p. 100 de matériaux qui, s'ils étaient séparés, seraient classés "criblures à bétail n° 1".
Toutes ces criblures, à l'exception de celles qui ne sont pas nettoyées, ont donné de bons résultats, spécialement pour l'engraissement, et constituent un aliment utile. Elles demandent à être broyées finement, car il est toujours à craindre qu'elles ne propagent les graines de mauvaises herbes.
Orge
L'orge, qui est plus ou moins cultivée dans toutes les parties du Canada, est un grain important dans l'alimentation des volailles, quoiqu'elle soit moins riche en protéine et qu'elle contienne beaucoup plus de fibre (cellulose) que le blé. Ce n'est pas un grain très appétissant, à cause de sa balle, qui forme 15 p. 100 du grain et qui est d'une nature grossière, mais il y a des variétés d'orge sans balle; par ailleurs, les balles peuvent aussi être enlevées par des moyens mécaniques. Les volailles s'y habituent cependant et la mangent alors sans se faire prier, surtout quand elles l'ont eue régulièrement dans leur ration, à partir de l'âge du poussin jusqu'à l'âge adulte. Les substances nutritives de l'orge sont un peu plus digestibles que celles de l'avoine. L'orge broyée et incorporée dans les pâtées fait un bon aliment. On l'a beaucoup employée à la place du blé d'Inde et elle remplace très bien ce dernier, pourvu que l'on ajoute la quantité nécessaire de vitamine A à la ration.
Drêche de brasserie. — La drêche de brasserie peut être donnée humide, c'est-à-dire dans l'état où elle se trouve au sortir de la brasserie, ou s'ehée. C'est sous cette dernière forme qu'elle est le plus employée. Elle est riche en protéine et en matière grasse, mais contient aussi une proportion assez élevée de fibre.
Touraillons ou germes de malt. — On fait germer le grain dans la fabrication de la bière, et ces germes, qui sont un sous-produit de l'industrie de la brasserie, sont parfois employés dans l'alimentation des volailles. Ils contiennent à peu près autant de protéine que la drêche, mais moins de matière grasse. Ils ne sont pas appétissants, pas plus que la drêche, et il est préférable de les donner en composition avec d'autres mélanges.
Avoine
L'avoine, qui .se cultive sur les fermes de toutes les parties du Canada, est très employée dans l'alimentation des volailles. Ce n'est pas un grain aussi appétissant que le blé ou le maïs, principalement à cause de sa balle, qui est très dure et grossière. On ne devrait employer pour l'alimentation des volailles que de l'avoine d'un gros poids, car l'avoine légère, qui se compose principalement de balles, est une pauvre nourriture à n'importe quel prix. Le grain de l'avoine contient presque autant de protéine que le blé et il est encore plus riche que le maïs en matière grasse.' Pour ce qui est du total des éléments nutritifs digestibles, il est bien inférieur à l'un ou l'autre de ces grains. Pour l'alimentation, on fait très souvent passer légèrement l'avoine au rouleau de façon à en exposer l'amande, et dans cet état elle est très appétissante pour les oiseaux.
Depuis quelques années on peut facilement se procurer à prix raisonnable de l'avoine décortiquée à la machine, que l'on appelle gruau d'avoine, (en anglais, oat groats) et ce gruau d'avoine a supplanté en grande partie l'avoine ronde dans l'alimentation des volailles. N'ayant pas de balle, elle contient moins de fibre et elle est plus savoureuse. On trouve aussi de la folle avoine décortiquée qui paraît être aussi bonne que le gruau d'avoine domestique.
Les recherches récentes, dans lesquelles on a compare différents grains de céréales pour maintenir la croissance, la production d'œufs et la viabilité, tendent à démontrer que l'avoine utilisée comme seule source de grains de céréales dans la ration, est plus efficace pour presque toutes ces fins que le maïs ou le blé.
Farine d'avoine (Oat Meal). — Ce produit, quand on peut se le procurer à prix raisonnable, fait une excellente nourriture pour les poussins. Il présent cet inconvénient, cependant, que les oiseaux peuvent le prendre dans un mélange de préférence aux autres grains, ce qui tend à déranger l'équilibré
de la ration.
Maïs ou blé d'Inde
Le blé dinde ou maïs et ses sous-produits soni employés de plus eu plus depuis quelques années. Le maïs a, en effet, une telle qualité nutritive, quoique soil un grain importé, qu'il est extrêmement utile dans l'alimentation, sous forme ronde ou en pâtée. Contrairement aux autres grains ordinaires, le maïs jaune est une bonne source de la vitamine A, tandis que le maïs blanc en est dépourvu. Il contient moins de protéine que les autres céréales, mais il est plus riche qu'elles en matière grasse, à l'exception de l'avoine. Il contient aussi plus d'hydrates de carbone (surtout de l'amidon) et moins de fibre. Le maïs esl très digestible et bon producteur d'énergie; il n'a d'égal que le. blé parmi les céréales sous ce rapport. Il est aussi très appétissant et c'est un excellent aliment pour l'hiver parce qu'il renferme une forte proportion de matière grasse. Il contient moins de substances minérales que la plupart des grains. Pour l'engraissement des volailles, il est supérieur à tous les autres grains au point de vue de l'augmentation de poids réalisée, de l'augmentation de graisse et de la rapidité de l'engraissement. Si l'on désire avoir une graisse blanche, se servir du maïs blanc plutôt que du maïs jaune.
Le maïs est porté à chauffer très promptement, surtout quand il contient beaucoup d'humidité et il faut pour cela le faire sécher soigneusement dans un séchoir spécial. Le maïs canadien domestique, qui contient une quantité relativement élevée d'humidité, rentre dans cette catégorie.
Farine de maïs. — Ce sous-produit est composé principalement du grain entier moulu. C'est un produit excellent et très employé. Comme il a une tendance à chauffer quand le grain n'a pas été bien séché, on fera bien * d'en prendre un soin tout spécial.
Gros gluten de maïs (Corn gluten feed). — C'est cette partie du grain qui reste après que le plus gros de l'amidon et du germe, a été enlevé dans la fabrication de l'amidon ou du sirop. Elle est riche en protéines et en substances minérales mais pauvre en amidon. Elle est plus employée pour les gros animaux que pour les volailles.
Fin gluten de maïs (Corn gluten meal). — Ce produit est semblable au gros gluten mais avec cette différence que le son a été enlevé, de même que la fécule et le germe. Il est très riche en protéine et fait un excellent aliment.
Son de maïs, recoupes (middlings) et farine hominy. — De ces produits, ceux que Ton peut généralement se procurer sont le son et la farine hominy. Le son de maïs ne peut être comparé au son de blé, car il est bien moins nourrissant. La farine hominy ressemble au maïs moulu, mais elle contient plus de protéine et de cellulose (fibre). Elle est aussi plus riche en matière grasse et en éléments digestibles. La farine hominy est généralement séchée au four; elle se conserve donc mieux en entrepôt que le maïs moulu.
Sarrasin
Ce grain se caractérise par une balle dure; il contient donc une forte proportion de fibre (cellulose) mais il est relativement riche en protéine (11*9 p. 100). Il enire en faible proportion dans la composition de la plupart des mélanges de grains à picorer; il est très utile pour l'engraissement, provoquant une bonne augmentation de poids, et il tend à produire une graisse blanche.
Sous-produits du sarrasin. — En général, il est difficile de se procurer des sous-produits de ce grain, mais lorsqu'on peut le faire, la farine de sarrasin et les recoupes (middlings) font de très bons aliments.
Millet
Ce grain a été grandement amélioré en ces dernières années par la création de variétés à gros rendement, et on peut se le procurer aujourd'hui plus aisément que par le passé. Il contient la même proportion de protéine que l'orge et l'avoine et moitié moins de fibre ou cellulose. On le trouve généralement dans les mélanges à picorer pour poussins; on sait qu'il est au moins l'égal de l'orge pour la ponte lorsqu'il est employé dans la proportion de 50 p. 100 dans les mélanges à picorer et à pâtée.
Tourteau de soja en poudre
Le tourteau de soja en poudre est une farine oléagineuse, de qualité excellente, qui contient généralement 45 p. 100 de protéine et 6 p. 100 de matière grasse. On peut dire qu'il vient au premier rang de tous les produits végétaux riches en protéine employés pour l'alimentation des volailles. Le tourteau qui a été l'objet d'une cuisson assez complète au cours du traitement est le meilleur pour l'alimentation des volailles; on choisira donc de préférence un tourteau fait à haute température. On a constaté que ce tourteau riche en protéine peut remplacer une partie des farines animales qui coûtent plus cher. On sait également que l'huile de ce tourteau contient un facteur encore inconnu qui prévient une maladie du cerveau chez les poussins, maladie qui s'est produite dans certaines régions.
Tourteau de lin en poudre
Le tourteau de lin en poudre est le résidu moulu qui reste après que la graine de lin a été chauffée et que l'huile en a été extraite. C'est une farine très riche en protéine, en contenant généralement 35 p. 100; elle renferme 6 p. 100 de matière grasse. Ce n'est pas un aliment désirable pour les volailles, et on ne saurait le substituer de façon satisfaisante aux aliments protéiques d'origine animale, comme la viande et la farine de poisson. Il renferme apparemment un certain facteur toxique aux volailles et que l'on ne connaît pas.
Poi
IS
Les pois sont peu employés, probablement parce qu'on ne peut guère se les procurer à des prix qui les rendraient avantageux à l'alimentation. C'est cependant un aliment utile et excellent et qui, donné en combinaison avec d'autres grains, est mangé avec avidité et produit de bons résultats. La plupart des aliments à poussins et à pigeons contiennent des pois concassés.
Riz
Le riz est rarement employé, sauf dans l'alimentation des jeunes poussins, surtout parce qu'il coûte trop cher. Il y a souvent du riz concassé dans tous les mélanges à poussins. On le fait parfois bouillir et on le donne sous forme de pâtée. Il est alors consommé avec avidité. Le riz bouilli a une valeur spéciale comme régulateur dans tous les désordres intestinaux.
Les polissures de riz qui proviennent du riz brun que Ton polit pour en faire du riz blanc pour la nourriture de l'homme, sont une excellente source de vitamines; elles font un supplément satisfaisant à la ration lorsqu'on peut se les procurer.
Graines de soleil (Tournesol)
Les graine- de soleil sont employées dans beaucoup de mélanges de grains à picorer; en raison de leur haute teneur en matière grasse, on les considère excellentes dans la préparation des oiseaux pour les expositions, car elles donnent au plumage un lustre recherché. Même avec la balle, elles renferment jusqu'à 16 p. 100 de protéine de plus que les grains de céréales ordinaires; l'amande à elle seule renferme jusqu'à 28 p. 100 de protéine. La culture des soleils pour leur huile si utile s'est fortement accrue au Canada, et le sous-produit tiré de la fabrication de cette huile, le tourteau de tournesol en poudre, promet d'être supérieur même en tourteau de graine de soja en poudre, comme aliment protéique végétal, car il renferme de 12 à 14 p. 100 plus de protéine que le tourteau de soja. Comme les essais ont démontré que le tourteau de tournesol en poudre est un succédané satisfaisant au tourteau de soja, il est appelé à être employé de plus en plus dans l'alimentation des volailles.
Seigle
Le seigle a, d'après l'analyse, une valeur alimentaire presque égale à celle du blé, mais il est peu apprécié dans la basse-cour. Les poules ne l'aiment pas, et n'en consomment que de très petites quantités, à moins qu'elles ne soient privées d'autres grains. C'est un aliment qui ne convient pas du tout pour les poussins. Ses sous-produits sont presque introuvables dans ce pays.
Amidonnier et épeautre
L'amidonnier ordinaire (en anglais, Emmer) , se cultive plus ou moins au Canada et est employé pour l'alimentation des volailles et du bétail. Ce grain ressemble beaucoup à l'orge, quoiqu'il appartienne à la famille du blé. Il se cultive principalement sur les Prairies parce qu'il est résistant à la sécheresse et à la rouille.
Comme l'amidonnier a à peu près la même composition que l'orge, il peut remplacer ce grain livre pour livre, dans l'alimentation des volailles. Comme il a une balle épaisse, il contient beaucoup plus de fibre que le blé et ne doit donc pas remplacer plus d'un quart du blé donné.
Le véritable épeautre, un autre parent du blé, et qui ressemble à l'amidonnier par la composition et la valeur alimentaire, est rarement employé dans ce pays, sauf pour fins expérimentales.