‹ L'alimentation du cheval à l'avoine germéeChapitre 16 sur 23 · QUE PENSER DE L’AVOINE GERMÉE · texte numérisé non relu

QUE PENSER DE L’AVOINE GERMÉE

Sultor, ne supra crepidam!

L'augmentation de poids est-elle une preuve, qui permet de considérer l’avoine germée comme un excellent reconstituant, et d'admettre, du fait de la germination, une augmentation des qualités nutritives telle, que l’on puisse aller jusqu’à supprimer 35 % de la ration.

Faudra-t-il alors nier le principe de la conservation de l’énergie, en envisageant la possibilité de voir apparaître une énergie nouvelle, et d’origine inconnue, qui, au lieu de se « dégrader », et de tendre vers l'énergie calorifique, la dernière forme connue, renaisse de cendres, recréée par une force mystérieuse.

Il ne suffit pas, pour expliquer un résultat expérimental, de considérer seulement les facteurs agissant dans un sens positif; 1l faut encore se demander si tous ces facteurs ont véritablement une action effective, et si, d'autre part ils sont les seuls en cause.

C’est précisément ce que nous nous proposons de faire maintenant, en considérant une à une toutes les données du problème, en analysant chacune d’elles,

et, en considérant la part de chacune dans le résultat final.

Les transformations que subit l’avoine en germant sont de plusieurs sortes. Ce sont :

19 Le ramollissement du grain;

20 La digestion des matières de réserve:

30 L’accroissement du germe;

40 La présence augmentée ou diminuée de certaines vitamines;

590 L’augmentation des qualités gustatives;

60 La présence d’un aliment de composition chimique différente.

19 LE RAMOLLISSEMENT DU GRAIN. — Du point de vue physiologique, la mastication buccale provoque la sécrétion de la salive, et permet l’imbibition de l'aliment par la salive. D’autre part la salive provoque à son tour la sécrétion gastrique à tel point, que l’ablation de toutes les glandes salivaires entraîne l’apepsie. Frouin a montré que des aliments bien imprégnés de salive déterminent une sécrétion gastrique abondante et de bonne qualité. Or l’avoine ramollie par la germination est déglutie après une mastication tout à fait sommaire, donc insuflisamment atteinte par l’insalivation.

Le coefficient de digestibilité (rapport du poids d’aliment utilisé au poids de l’aliment ingéré) de l’avoine sèche est, pour le cheval, 0,65. Mais les pertes de l’aliment utilisé, par passage dans les fèces de

grains non digérés, varient de 0 à 25 %, (ce maxi-

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