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cheval de signes qui puissent se rapporter à une avitaminose quelconque. Il semble seulement que l’apport de la vitamine D puisse favoriser la consolidation de fractures en permettant une meilleure utilisation du phosphore et du calcium, et en donnant un cal constitué rapidement et solidement (M. Marcenac). Il est fort probable que les vitamines nécessaires à l'organisme du cheval prennent naissance, en quantité suffisante, à partir des fermentations qui se produisent au niveau des réservoirs digestifs, notam-
ment par l’action du bacillus amilobacter.
59 L’AUGMENTATION DES QUALITÉS GUSTATIVES, due à la présence de sucres, serait peut-être susceptible de provoquer une sécrétion psychique de suc gastrique, la possibilité d’une telle secrétion n'étant
d’ailleurs prouvée par aucune expérience surlecheval.,
60 La composiTionN cuimiQquEe. — Elle est caractérisée par la présence de produits nouveaux formés à partir des éléments primitifs du grain. Ces produits nouveaux ont des poids moléculaires plus petits et sont donc assimilés plus aisément. Cependant, les simplifications moléculaires sont à l’origine de pertes énergétiques et font qu’on ne retrouve pas, dans l'utilisation du nouvel aliment, la même quantité de matières assimilables dont la qualité est ellemême amoindrie.
Voici, d’après M. P. Fleuret, l’état de la question :
La matière grasse subit l'oxydation complète et disparaît pendant la germination, en partie du fait
de cette oxydation, et en partie par la transformation en glucides.
Les hydrates de carbone, représentés principalement par l’amidon sont, en partie, oxydés; le reste se solubilise en formant des glucides. Sous l’influence: de la maltase et de l’amylase, lamidon se transforme en maltose, saccharose et glucose. Une partie de ces sucres est utilisée par la jeune plante et transformée en cellulose qui, dans l’organisme des herbivores, ne donne, après digestion, que du méthane et de l’acide carbonique.
Les protides sont transformés en asparagine, amino-acides, et amides. L’azote aminé atteint 25 % de l’azote total au moment où apparaît la plantule. On constate une augmentation énorme de l’azote sous la forme asparagine et glutamine ainsi que l'augmentation d’urée, d’acide allantoïque; il y à apparition des alcaloïdes, de l’azote nitrique. Il y a augmentation des générateurs acides, et déséquilibre du rapport adipo-protéïque de la ration.
Le soufre et le phosphore subissent des oxydations. et se détachent, le premier de la cystéïne et de la cystine, le deuxième des lécithines, pour donner des sulfates et des phosphates.
Donc, en résumé, l’avoine germée apporte à l’organisme un bénéfice par l'élévation du coeflicient de digestibilité, et peut-être par l’augmentation des qualités gustatives, et par la présence de matériaux déjà digérés; mais l’apport énergétique est
fortement diminué, les proportions des principes
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alimentaires sont déséquilibrées, et il n’y a pas lieu d'admettre, pour l’avoine germée, une valeur alimentaire supérieure à celle de lavoine sèche, étant donné qu’elle est au plus égale.
Mais alors, comment expliquer l’augmentation de poids toujours constatée sur les chevaux nourris à l’avoine germée?
Cette augmentation de poids peut encore trouver son explication dans deux causes :
19 L'effet que procure un changement de régime est, dans des conditions normales, favorable; 1l est thérapeutique, par action laxative le plus souvent : c’est le cas de la mise au vert, de l’ingestion de mashs, et sans doute aussi celui de Pavoine germée:
20 La seconde possibilité à envisager est la rétention d’eau dans l’organisme.
La teneur en eau de l’organisme d’un sujet gras est de 40 %, celle d’un sujet maigre de 60 %.
Si un cheval, alimenté avec de l’avoine germée, perd quotidiennement 100 grammes pris sur ses graisses de réserve ou sur ses éléments cellulaires, on ne s’en apercevra pas avant une année, par l’apparition de signes pathologiques; et si ces déperditions font place à une rétention d’eau, le poids ne variera pas. La preuve en serait possible, si l’expérimentation sur le cheval n’était pas si difficile, en établissant le bilan de l’eau pendant quinze jours.
Tant que cette preuve ne sera pas faite, il y aura
lieu de suspecter la valeur alimentaire de l’avoine germée.