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Dans toutes les exploitations qui ont utilisé l’avoine aplatie, avec des réductions de la ration allant jusqu’à 40 % on n’a jamais constaté de diminution de poids des animaux.
Notons encore que lavoine aplatie est depuis longtemps un bon moyen de relever le poids des chevaux amaipgris à la suite de surmenage chronique ou de toute autre maladie.
En résumé, l’avoine aplatie, par sa plus grande digestibilité, semble être une façon rationnelle de présenter cette céréale dans l’alimentation du cheval, et elle peut de plus permettre de faire des économies importantes sur le prix de la ration, à condition, toutefois, que le prix de revient de l’aplatissage ne soit pas trop élevé.
Il en est de même de l’avoine concassée qui est cependant moins utilisée.
Mais il faut proscrire de l’alimentation du cheval la farine qui est indigeste, et qui contient en liberté les poils du caryopse, dont l’action irritante sur le tube digestif est bien connue, et dont le feutrage en aegagropiles est une source d’accidents possibles et non négligeables.
Pour ce qui intéresse l’alimentation à l’avoine germée : elle est le but principal de nos recherches, et nous aurons l’occasion de l’étudier d’une façon aussi complète que possible.
Signalons enfin qu’il faut éliminer toute avoine avariée :
Avoine altérée par l'humidité,
CAN € Avoine parasitée par des champignons dits inférieurs,
Avoine attaquée par certains insectes ou larves d'insectes, Avoine à odeur de souris, de goudron, etc.
CaapiTRre III
En vue de rechercher les qualités de l’avoine germée dans l’alimentation, nous avons pensé que son utilisation dans certains élevages de volailles, pourrait peut-être nous permettre d'établir des points de comparaison intéressants.
M. Huault, qui dirige un élevage de volailles, a bien voulu nous faire part d’un certain nombre d'observations qu’il a eu l’occasion de faire, et des opinions qu'il a à ce sujet. Voici en résumé l’ensemble de cette question :
L’avoine choisie pour la germination est une avoine lourde et bien récoltée, c’est-à-dire une avoine dont le rapport des glumes au grain est aussi peu élevé que possible, et dont le pouvoir germinatif n’est pas altéré.
La ration distribuée est d'environ 20 grammes d’avoine, pesée sèche, quantité jugée nécessaire à chaque volaille âgée de plus de 4 mois. L’avoine germée est aussi donnée aux jeunes.
La préparation du grain germé est réalisée de la façon suivante : l’avoine est lavée à grande eau, puis
mise à tremper pendant vingt-quatre heures dans des baquets. Elle est alors étalée sur des clayonnages métalliques superposés, dans un germoir de type commercial courant. Elle est laissée ainsi pendant trois ou quatre jours, jusqu’à ce que la germination soit arrivée au point voulu. En été la température extérieure suffit à assurer la germination dans des conditions favorables; du 15 octobre au 15 avril les germoirs sont tenus dans une pièce où la température est d'environ 15 degrés.
Certains éleveurs utilisent le formol ajouté à l’eau de trempage pour éviter les moisissures. Il suffit de laver les baquets et clayonnages qui viennent d’être utilisés à l’eau formolée à 5 pour 1.000.
Traitée de la sorte, l’avoine, au bout de quatre jours, se tient en pains par les radicelles, et ces blocs s’effritent facilement sous les doigts. Si on attend plus longtemps, l’avoine forme des pains solides : il faut diviser l’aliment; 1l y a perte de temps et de main-d'œuvre. Il ne faut pas attendre que le germe soit long et vert.
Selon l’avis expérimenté de M. Huault lPavoine germée est utile pour les volailles claustrées, ne disposant que d’un parcours limité, et cela du fait que les oiseaux sont «friands » de l’avoine germée, ce qui supplée donc à la diminution d’appétit qui peut résulter du manque d’exercice. Il pense que cette indication est la seule intéressante, étant donné que l'élevage peut composer pour ses animaux des rations contenant les vitamines nécessaires à la croissance
D dit eu
et à la reproduction. Dans ce but il recommande dans la ration 3 éléments :
L’avoine germée,
Les germes de blé,
Les verdures tendres,
Ces dernières étant remplacées, en hiver, par de l’huile de foie de morue.
I1 ne semble pas que l’utilisation de l’avoine germée ait pour but de réaliser une économie sur le prix de la ration, ni même de profiter de l’apport de la vitamine C contenue dans le grain d’avoine germé, sa seule indication étant de donner aux animaux une
nourriture qu’ils apprécient.
CHapPiTRE IV