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III. — LA VALEUR ENERGETIQUE

L’appréciation quantitative essentielle d’un régime se fait à l’aide du calcul des calories que fournissent les aliments qui le composent. Nous avons dit que cette évaluation est très grossière et nous verrons plus loin toutes les corrections qu’il convient d’y apporter. La valeur énergétique reste cependant la base du calcul des rations et elle possède une certaine valeur si . l’on a soin d’y ajouter à part la quantité d’albuminoïdes. En effet, alors que graisses et hydrates de carbone sont dans une assez large mesure interchangeables, un régime de haute valeur énergétique resterait très- insuffisant s’il était dépourvu de substances protéiques.

Nous avons donné plus haut le nombre de calories nécessaires pour les individus menant des genres de vies différents. Nous avons vu que ce qui importe c’est le travail musculaire. Il existe en effet une ration de base, nécessaire pour l’entretien de la vie organique. Selon Binet, cette ration est aux environs de 1.600 calories par jour. Plus le travail musculaire est intense, plus il faut ajouter de calories à cette ration de base.

La ration énergétique varie considérablement selon l’âge. Les besoins de l’enfant en combustible sont

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relativement plus élevés que ceux de l’adulte. Selon Heymann, un enfant de cinq semaines a besoin de 80 à 100 calories par kilogramme de poids corporel, alors qu’un adulte n’en utilise que 40 calories en moyenne. C’est surtout une question du rapport de la surface et du poids. Quant aux besoins en substances plastiques, en particulier en albumines, ils sont naturellement plus élevés chez l’enfant qui n’a pas seulement besoin de remplacer ses protéines détruites, mais qui en a besoin aussi pour sa croissance.

On a montré aussi, à l’aide de statistiques, que la ration calorique variait selon les pays. Voici les chiffres fournis par Rubner :

Calories Albumines

RUISSICS 2 cr dome 2.414 85 ADIFICRE ue 0 re 2.481 83 ANNE to ie 2.607 97 Allemagne nr. 2.708 88 ÉTANCE SR cr or 2.749 96 Angleterre, 20 2.900 106 Etats-Unis = 0... 2. 2.925 100

Ces différences peuvent être diversement interprétées. On peut dire d’abord que l’homme peut s’accommoder de rations très diverses, sans dommage pour sa santé. On peut dire aussi que certains peuples ont un régime déficient. En effet, en regardant ce tableau on s’aperçoit que la ration s’accroît à mesure qu’on va des pleuples les plus pauvres vers les peuples les plus riches. D’après Tanon, les Japonais n’ont que 60 gr. de protéines dans leur ration journalière. Déjà

Armand Gautier avait vu ces différences et il ne les attribue pas à une adaptation mais bien à une restriction forcée.

Le rôle d’une adaptation néanmoins est indiscutable. La capacité alimentaire a beaucoup varié au cours des âges et nos ancêtres ont mangé probablement beaucoup plus que nous. Il est certainement aussi mauvais d’avoir une ration excessive qu’un régime insuffisant. Boss a décrit récemment des cas de mort par consommation excessive d’aliments. Il a constaté des lésions vasculaires et surtout des altérations endocriniennes importantes.

C’est à l’hygiéniste qu’il appartient de fixer la ration optima moyenne, en se basant sur les données scientifiques et tout en reconnaissant la possibilité de larges variations individuelles.

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