‹ L'alimentation par le lait cruChapitre 10 sur 94 · Progrès médical, 24 décembre · texte numérisé non relu

Progrès médical, 24 décembre

MM. Marfan et Gillet qui mirent au point les connaissances acquises sur ce sujet.

On s'occupe alors de trouver à l'enfant la meilleure nourrice qui puisse, s’il en est besoin, remplacer sa mère. Les partisans de la chèvre sont nombreux; les communications se succèdent. Ce sont celles du D'Boissard, en 1900, qui décrit l'alimentation du nouveauné par le lait de chèvre ! et publie les résultats excellents qu'il en obtient à l'hôpital Tenon, celles du D° Barbellion, « sur l'emploi du lait de chèvre dans l'alimentation des enfants ? ». Un nouvel article du même auteur intitulé : /e Lait de chèvre dans l'alihmentation des nourrissons* rappelle les nombreux avantages de ce lait : Digeslibilité très grande, lait frais facile à obtenir parce que peu coûteux, composition constante, etc.

Des observations furent prises par ailleurs, dans les pouponnieres et les crèches qui se rapportaient à l'élevage des enfants nourris par le lait cru. Elles furent coneluantes et au dernier Congrès de Madrid, en mai 1903, une discussion s’éleva sur l'allaitement artificiel : Le D’ Spolverini, de Rome, indique la série de ses travaux sur le ferment oxydant, travaux concordant avec ceux de Gillet en France.

Le professeur Luigi Concetti, de Rome, montre les conditions à réaliser pour bien conduire un allaitement

1. Journal des Praticiens, Paris, 30 mai 1900. 2. Bulletin de l'Académie de médecine de Paris. 3. Revue de Puériculture, Paris, 1903.

artificiel: le D' Raimondi expose ses résultats obtenus par l'emploi du lait vivant à la Pouponnière; et les professeurs Concetti, de Rome, Monti, de Vienne, Schlossmann, de Dresde, Méry, de Paris se déclarent partisans de la généralisation du procédé de traite aseptique ét du lait non bouilli.

L'année 1904 voit se former une nombreuse bibliographie précisant la question. C’est la série d'articles formant une suite continue et dus à M. le professeur Diffloth, articles d'a perçus intéressants : 1° sur la produetion dangereuse du lait fourni par la « vache industrielle » créée par une gymnastique fonctionnelle de la mamelle d’une part, de la sélection et de l'alimentation intensive d'autre part !;2°sur l'extension du rayon d’approvisionnement de Paris s'étendant à 200 et même

250 kilomètres, grâce à l’essor imprévu donné par la

construction des voies ferrées. D'où découle comme conséquence logique au point de vue de l'hygiène publique : des chances de contamination accrues par la multiplicité des transvasements et manipulations du lait venant des laiteries de grande banlieue ?. Ces publications nous conduisent à la discussion du Congrès de Rouen où la question du lait cru vivant est nettement posée. |

Le D'Aussel, de Lille, traite le res du lait;

le D' Raimondi apporte les « résultats cliniques de

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