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En mars 1901, MM. Nobécourt et Merklen publièrent ! le résultat de leur étude sur l’action de différents laits sur le salol. Ils montrèrent que le sérum sanguin et les divers organes de l’homme, du lapin et du cobaye renferment un ferment qui dédouble le salol en phénol et acide salicylique. Les expériences furent faites avec des mélanges de salol et de lait de femme, de vache, de chèvre, d’ânesse et de chienne.
Les laits de femme, d’ânesse et de chienne donuèrent la réaction caractéristique de l’acide salicylique. Les laits de vache et de chèvre donnèrent une réaction négative. M. Nobécourt donne? des détails particulièrement intéressants sur la façon dont l’action de la température modifie les résultats. La température de 55° ou 60° pendant une heure atténue ou retarde la propriété de dédoubler le salol. La température de 65° pendant trois quarts d'heure ou une heure, de 100° pendant une demi-heure, de 115° pendant dix minutes la fait disparaître. Un lait porté à 100° pendant dix minutes ne jouit que de propriétés très atténuées.
Outre la différence essentielle de la teneur en fermenis entre les différents laits expérimentés, il est
1. Revue mensuelle des maladies de l'enfance. 2. Revue mensuelle des maladies de l'enfance, mars 1901.
intéressant de noter, avec MM. Nobécourt et Merklen, que le lait d'ânesse le mieux toléré par l'enfant après celui de la femme, contient le même ferment que lui. Ces ferments, de plus, sont facilement altérés par la chaleur : c’est là un gros argument à noter contre la stérilisation du lait.
MM. Triboulet et Barbellion étendraient ce même pouvoir de dédoubler le salol au lait de chèvre, si on a eu soin d'injecter dans le péritoine de cet animal 10 centimètres cubes de lait de femme.
Pour M. Hauriot, ce ferment dédoublant le salol ne serait autre que la lipase dont une propriété générale serait de dédoubler tous les éthers.
Un des premiers étudiés avec l’amylase fut le ferment oxydant.
Arnold, en 1881 et Carcano, en 1896, signalèrent la coloration qu'ils avaient obtenue, en ajoutant à du lait de vache cru la teinture de gaïac. Le premier donnait une explication fausse de la réaction, en la rapportant à la présence d’ozone dans le lait frais.
En 1890, Kowalewsky montra qu’en présence de l'essence de térébenthine la réaction était plus constante.
En 1897, Dupouy publia un travail sur les propriétés oxydantes du lait et admit, le premier, la possibilité de l'existence d’un ferment oxydant dans le lait.
L'année suivante, Rauduitz signale la présence de