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cette diastase dans les laits de vache, de chèvre et de
brebis et son action très légère dans ceux de femme, d’ânesse, de jument et de chienne; d’après eux, le colostrum des laits inactifs aurait une action positive.
Après eux, MM. Marfan et Ch. Gillet', dans une étude détaillée de la question, arrivèrent aux conclu sions suivantes :
1° Si àun mélange de teinture de résime de gaïac
fraîchement préparée on ajoute deux ou trois gouttes d'eau oxygénée la teinture de gaïac prend une teinte bleue ou bleu-verdàtre qui résulte d’une oxydation ;
2 La substance du lait de vache cru, qui oxyde.
l'eau gaïacolée et la.rougit en présence de l’eau oxvygénée, a tous les caractères des ferments solubles. Elle est en effet détruite à une température de 78°-79°. Le lait, chauffé à cette température ne donne plus de réaction, el on peut ainsi distinguer le lait de vache cru du lait de vache cuit. De plus, la substance oxvdante du lait de vache ne dialvse pas. Enfin, la plupart des antiseptiques l’affaiblissent sans la détruire.
En résumé, on peut dire qu'il existe dans le lait de vache une diastase capable de provoquer une oxydation non en présence de l'air, mais seulement en présence de l’eau oxygénée ; c'est donc un ferment oxYdant indirect ou une anaéroxydase. :
Après avoir expérimenté sur le lait de femme, MM. Marfan et Ch. Gillet arrivèrent à cette conclusion :
1. Le ferment orydant du lait (Journal de physiologie et de pathologie générale, mai 1902).
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Tandis que, dans le lait de vache, la réaction oxydante est constante et normale, dans le lait de femme elle est inconstante, anormale et paraît être un des caractères de l’état colostral.
Claude Bernard montra, le premier, que le sang exposé à l’air perdait rapidement son sucre. M. Arthus fit voir, depuis, que les globules blancs n'étaient pas étrangers à celt action glycolytique.
En 1892, M. Lépine décrivit le « ferment glycolytique ». Spolverini, dosant le sucre contenu dans le lait, mit en évidence l'existence dans le lait d’un ferment détruisant le lactose, qu'il identifie avec le ferment glycolytique du sang. MM. Nobécourt et Merklen proposèrent, en raison de son action sur le: lactose, de lui donner le nom de ferment lactolytique.
M. Schlossmann, dans un Congrès à Hambourg, et MM. Moro et Hamburger! ont constaté qu'au contact du lait de femme la sérosité de l'hydrocèle se prenaiten une masse gélatineuse. Le phénomène ne se produit qu'avec le lait de femme et non de vache ou de chèvre.
4. Ueber eine neue Reaction der Menschen milch Wien, Klien, Woch, 1902, 30 janvier, n°5, p. 121.
Cadre
Il a été démontré que cette précipitation n'était pas due aux combinaisons caleaires de la sérosité de l’hydrocèle. Il faut admettre que la substance fibrinoone, contenue dans le liquide de l'hydrocèle, met en liberté de la fibrine qui se coagule en présence d'un ferment contenu dans le lait de femme. Ce ferment n'existerait ni dans le lait de vache ni dans le lait de chèvre. L'ébullition ne détruirait pas ee ferment, mais ralentirait seulement sa réaction.
D'après M. Bernheim-Karrer', et contrairement à l'opinion de MM. Moro et Hamburger, le lait de vache coagulerait la sérosité de l'hydrocèle, mais avec une assez grande lenteur, il est vrai.
Quoi qu'il en soit, l'hypothèse d'une action diastasique semble un peu contredite, ainsi que l'a fait remarquer M. Marfan, par ce fait que le lait bouilli possède encore son pouvoir coagulant.
D'après M. L. Camus?, si on injecte dans la veine fémorale d'un chien, 5 centimètres cubes du lait de vache frais et écrémé et si on recueille après quelque temps le sang de l'artère fémorale, on constate que celui-ci se coagule lentement, incomplètement ou ne se coagule pas du tout. La stérilisation du lait à 110° à 115° ne supprimerait pas l’action anticoagulante.
1. Recherches sur le fibrin-ferment du lait (Centralblalt J. Bakteriologie. 1902, 5 avril).
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2. Action des injections intra-veineuses de lait (Comptes rendus de la Société de Biologie, 4 août 1900).
Les premiers, MM. S.-M. Babcok et H.-L. Russel affirmèrent l'existence de ferments protéolytiques dans le lait. On observe pendant quelques jours un lait recueilli aseptiquement et conservé à l'abri des microbes, et l'analyse montre qu'une bonne partie de la caséine à été transformée en protéides solubles (albumine, albumose, peptones). Cette transformation tenderait à prouver que le lait renferme divers enzymes protéolytiques dont les uns se rapprocheraient de la trypsine pancréatique et les autres de la pepsine. Une température voisine de 100° empêcherait la réaction de se produire.
On est en droit de se demander si le lait était bien réellement stérile, car M. E. Salkowski! n'a pas obtenu les mêmes résultats : il a pu conserver du lait pendant treize ans sans altération de la caséine.
Une dernière propriété des plus intéressantes du lait de chaque espèce fut bien mise en évidence par M. Bordet*.
Il pratiqua sur des lapins des injections intra-péri-
4. Ueber die eiweissfallende Wirkung des chloroforms. 2. Le mécanisme de l'agglutination (Annales de l'Institut Pasteur, 25 mars 1899).
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tonéales de lait de vache et constata que leur sérum acquérait quelques jours après la dernière injection la propriété de coaguler le lait de vache à la manière de la présure.
Les expériences de M. Bordet furent reprises par MM. Ublenluth !, Wasserman?, A. Schütze* et E. Moro“ qui conclurent à la spécificité de la réaction de Bordet : le sérum des animaux ont reçu des injections de lait de vache précipite seulement la caséine du lait de vache et non celle du lait de femme ou du lait de chèvre. Il en est de même quand on a injecté du lait de femme ou du lait de chèvre.
D'après Moro, il y aurait des degrés dans la précipitation du lait et, par suite, dans sa spécificité; cela contrairement à l'opinion de A. Schütze qui prétend que soumis à une haute température le lait perd la propriété d'être coagulé par le lacto-sérum; d’après Moro il n’en serait rien et le lait stérilisé se coagulerait bien par le lacto-sérum. La stérilisation ne ferait donc pas perdre au lait toutes ses propriétés spécifiques.
Une dernière queslion qu'il est permis de se poser au sujet des substances contenues dans le lait est
i. Neuer Beitrag zum specifischen Nachweis von Eier weis auf biologischen Wege (Deutsche med. Woch., 15 novembre 1900).