MON D
En 1889, dans une brochure parue à Barcelone, Vineta Bellasura dit qu'à défaut de la mère où d'une nourrice svphilitique, le nouveau-né contagionné doit être mis à l'allaitement animal, chèvre ou ànesse. Il suit pour le régime les préceptes de Parrot.
De son côté, M. Sevestre' étudie la question. Il reconnait ce procédé comme avantageux bien que très coûteux, puisque d’après lui une bonne ànesse ne peut guère nourrir que deux nouveaux-n6s.
En 1891, Nicolle, retraçant l'histoire de la Nourricerie des Enfants-Assistés fait un parallèle entre la chèvre et l’ânesse d’ailleurs tout à l'avantage de cette dernière.
Puis vient l’article de Casamayor*, qui vante avantages de ce mode d'allaitement artificiel.
A la Maternité, le lait d'ânesse tint aussi sa place : Le professeur Tarnier, après l'avoir expérimenté avec le lait de chèvre, lui donne la supériorité sur ce dernier. Pour lui le lait d'ânesse est supérieur aux autres laits mais pendant les premiers mois seulement.
Actuellement il est très employé en Hollande, où on a créé des élablissements qui contiennent 20, 50 et même 80 àânesses pour l'allaitement des enfants en bas âge, et l’on en a dit le plus grand bien.