P. Diffloth, Bovidés
2. Par ordre de richesse décroissante, on peut citer la race normande, puis les vaches de race bretonne, suisse, danoise et, enfin, les vaches de race hollandaise. Celles-ci donnent généralement le lait le plus pauvre. Le volume du lait suit d’ailleurs une variation inverse : les vaches normandes, bretonnes et flamandes donnent de 10 à 20 litres ; les hollandaises, généralement plus de 20.
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lactation. Par conséquent, cette pratique très répandue de prendre toujours le lait de la même vache dans l'allaitement artificiel est loin d’être recommandable.
Durant la gestation le Laux de la matière grasse et de l’acide phosphorique diminue du commencement à la. fin, le taux de la caséine s'élève. Cependant, des expériences de Weber {endraient à prouver que la gestation diminue la quantité du lait qui est plus riche en éléments nutritifs.
La castration des vaches elle-même a été fort préconisée, ces temps derniers ; elle fait diminuer brusquement la proportion de lactose de plus de 1/5°, mais la teneur du lait redevient normale trois ou quatre mois. après l’opération. Les modificalions apportées par la castration dans la composition du lait relativement aux matières grasses, azotées, elc., sont loin d’être nettement définies, et les résultats obtenus sont discordants (Cornevin, MaizHET). De plus, cette mutilation de l’animal l’éloigne tellement de l'état naturel qu'il ne semble pas « priori qu'on doive y avoir recours.
Il est un autre facteur qui permet d'obtenir d’une: facon beaucoup plus rationnelle et plus logique des. varialions dans la composition du lait.
Nous voulons parler de l'alimentation dont la nature fait varier considérablement la constitution chimique du lait. Nous sommes bien persuadés que l'influence de l'alimentation sur la sécrétion lactéeest un fait à incontestable. Elle s'affirme d'ailleurs chaque jour davan-