Revue d'hygiène, février 1904, p
En résumé ce procédé semble en tous cas inoffensif. On peut cependant lui reprocher de ne pas faire plus que la réfrigération : il ne détruit pas en effet les bactéries pathogènes du lait. Il à de plus le gros inconvénient de favoriser l’évaporation des gaz du lait, en particulier de l’acide carbonique. De nouvelles statistiques établiront sa valeur.
Nous croyons que Jusqu'ici le procédé le meilleur consiste dans la réfrigération pure et simple. Le lait, à son arrivée de la traite, est filtré; dès que la filtration est achevée, il doit être immédiatement refroidi au moins à une température de 45° F., soit 7°,22 C. Cette basse température est sans contredit celle qui protège le plus le lait contre toute fermentation.
M. Desfosses! nous fait connaître le résultatsuivant : Le 25 juillet, du lait recueilli dans une bonne étable donna 7.000 bactéries au centimètre cube après Ia traite. Ce lait ne fut refroidi que lentement à la température de 60° F., soit 15°,50 C.: près deux heures, lorsque le lait était encore à la même température, on trouva 89.000 bactéries au centimètre cube. Cinq jours plus tard le lait recueilli absolument de la même manière et dans les mêmes conditions fut refroidi à 45° F., soit 7°,22 C., dix minutes après la traite, et l'examen bactériologique ne donna plus que 12.000 bactéries au centimètre cube.
Il faut emplover de la glace pour la réfrigération,